ET DU PREDATEUR.�
������������������������������������������������������������ Contribution de� M.L. Benhassine,�
�������������������������� ������������������������������������������������������������������������Professeur.
Les pr�dations �conomiques et financi�res du syst�me capitaliste se multiplient. Il ne se passe pas un jour sans que l�on n�apprenne de par le monde la multiplication d�actes de pillages, de vols, de d�tournements de biens publics ou priv�s� L�ensemble de ces actes et beaucoup d�autres qui leur sont apparent�s, rel�ve d�actes ou d�actions de pr�dation. Un pr�dateur, selon l��tymologie du terme, est un pillard, un homme qui vit de rapines, de butin. La pr�dation, dans les conditions actuelles, est g�n�ralement un acte complexe et organis�. C�est ce ph�nom�ne que nous voulons �tudier.
�Les r�flexions qui suivent veulent r�pondre � la question�:
Est-ce que l�acte de pr�dation - consid�r� comme un acte social organis�- trouve sa place ou son insertion dans le syst�me capitaliste�? Le capitalisme, sous le couvert de ce que les n�o-lib�raux appellent l��conomie de march�, entra�ne d�j� dans son sillage les pays jadis colonis�s. O� circonscrire, situer les actes de pr�dation�? Font-ils partie des ressorts cach�s�de ce capitalisme�? Dans quelles circonstances historiques pr�cises les actes de pr�dation se manifestent-ils, surgissent-ils ou se multiplient�?
Si oui, est-ce que la pr�dation peut �tre saisie et expliqu�e comme un processus �conomique, mon�taire, financier��? S�il en est ainsi, ce processus doit prendre place dans un circuit et/ou dans un cycle �conomique qui va d�voiler des aspects secrets, tr�s souvent cach�s du fonctionnement du capitalisme.
Peut-on aussi parler d��l�ments d��conomie politique de la pr�dation�? ils viendraient �clairer beaucoup de situations th�oriques tomb�es dans l�oubli, pour mieux cacher ou faire oublier des situations de pathologie �conomique. C'est-�-dire, l� o� le fonctionnement du capitalisme fait mal�� la soci�t�.
Pour expliquer ces actes pr�dateurs, les approches concr�tes qui exposent les faits et les �v�nements porteurs de ces actes deviennent indispensables.
Montrer la complexit� des actes pr�dateurs, leur gen�se, prouvera peut-�tre que l�approche et la r�solution des probl�mes des pays sous-d�velopp�s � l�aide de l�application des� r�gles de la bonne gouvernance,� deviendra de plus en plus probl�matique. L�analyse concr�te des faits �porteurs d�actes de pr�dation d�passe le champ imm�diat des pays domin�s. Il y a les espaces des pays domin�s et ceux des pays dominants dans l�espace historique in�gal du syst�me capitaliste.� Ces actes, quand ils ont un sens politique, ne peuvent pas �tre circonscrits, limit�s, ��coll�s�� en quelque sorte et d�une fa�on exclusive�� des causes et � des situations qui seraient en dehors des centres de d�cision du capitalisme pass� ou du capitalisme mondialis� actuel.
Si oui, Il faudrait poser les bases de ce que l�on appelle la cha�ne des pr�dations capitalistes. Cette histoire concr�te n�est malheureusement pas encore tout � fait �crite�!
Pour �tudier ces ph�nom�nes complexes, nous nous sommes donn�s pour t�che, le suivi et la r�flexion de situations sociales diff�rentes qui propulsent, mettent en avant des proc�s et des situations de pr�dations. C�est la connaissance, l��tude des situations historiques qui va nous aider dans cette recherche�:
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Il s�agit de 1830, date de la prise d�Alger ou des ann�es soixante dix du vingti�me si�cle jusqu�� nos jours, o� autour du p�trole, monte, pour une longue p�riode un tumulte plan�taire qui cache des situations durables de pr�dations �conomiques et financi�res.
L�, il y a presque toujours une image hideuse, souvent travestie, du syst�me capitaliste. Nous allons nous pencher sur trois situations historiques dans lesquelles s�organisent et se d�veloppent les espaces de pr�dations �conomiques, financi�res�.Le lecteur se rendra compte de la n�cessit� de recourir � des sources d�information parfois �loign�es des foyers de pr�dations imm�diats. P. P�an a aussi �crit un essai �ceci dit en passant- sur le Tr�sor du FLN des ann�es 50 � 70 du si�cle pass� dans une �tude intitul�e�:���L�extr�miste Fran�ois Genoud, de Hitler � Carlos- �d. Fayard. 1996��
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Le probl�me de la pr�dation est vieux comme le monde. Chaque syst�me �conomique et social qui lui donne naissance, lui conf�re aussi des modes d�expression qui lui sont propres.
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I. ETUDE DU CAS DU TRESOR D�ALGER (1830).
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1.���� Les sources bibliographiques.
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Des historiens ont donn� des indications sur la prise par l�arm�e fran�aise du� Tr�sor de la R�gence d�Alger en 1830.Le Professeur Emerit, avec deux �crits intitul�s ��Tr�sor de la Casbah�� en 1954 et 1955,� Amar Hamdani, dans un ouvrage ��La V�rit� sur l�exp�dition d�Alger�� en 1984, et Pierrre P�an en 2005, publie un ouvrage tr�s document� sur la p�n�tration militaire fran�aise � Alger, le 5juillet 1830 et l�organisation acc�l�r�e par cette m�me arm�e du vol, du pillage et du d�tournement de ce Tr�sor, estim� aujourd�hui � 5 milliards d�euros. Un grand souci de pr�cisions sur les prises du butin dans cet ouvrage intitul�:��Main basse sur Alger, Enqu�te sur un pillage, juillet 1830.�� �Puis du m�me auteur sur la m�me question un article paru dans la revue ��Archives d�Alg�rie�� juillet 2005, consacr� � la Chute d�Alger.
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