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FORUM SOCIAL MAGHREBIN

 

FORUM SOCIAL MAGHREBIN

DYNAMIQUE MAURITANIE

  

Vers un Maghreb des Peuples

Vers une Assemblée des Peuples Sahelo-Sahariens

 

 

RAPPORT DE SYNTHESE GENERALE DES RENCONTRES DE NOUAKCHOTT

DANS LE CADRE DES MOBILISATIONS MONDIALES

CONTRE LE NEOLIBERALISME

 

  

Vendredi 25 et Samedi 26 janvier 2008

  

 

Appel aux Rencontres de Nouakchott

25 et 26 janvier 2008

 

 

Centre National de Formation des Cadres de la Jeunesse et des Sports

Ex Maison des Jeunes Nouakchott Mauritanie

 

 

Conseil Mauritanien du Forum Social Maghrébin

Siège du FONADH Nouakchott

 

 

Dans le cadre des Mobilisations Mondiales pour un Monde Meilleur et Solidaire, et à l’instar des Dynamiques Maghrébines vers un Maghreb des Peuples, la Dynamique Mauritanienne va organiser des Rencontres à Nouakchott, les vendredi 25 et samedi 26 janvier 2008 à l’ancienne maison des jeunes.

Ces Rencontres visent à approfondir les débats et l’échange d’idées entre les composantes de la Société Civile Mauritanienne en vue de parvenir à ‘élaboration d’un document de contribution au 1er Forum Social Maghrébin.

 

Les thèmes retenus sont les suivants :

  1. Elaboration collective d’une Charte de Citoyens du Maghreb :
    • Sur quels piliers éthiques fonder la refondation des sociétés du Maghreb à l’heure de la mondialisation ?
    • Mise en débat de la Charte des principes de Porto Alegre, des projets de Charte des Citoyens du Maghreb, de la Charte des responsabilités humaines, de la Charte de la Terre
    • Réflexions sur les nouvelles dimensions des Droits de l’Homme et de la responsabilité
  2. Construction d’une Assemblée des Peuples du Maghreb
    • Evaluation de l’expérience des forums sociaux, le développement de nouveaux mouvements sociaux et des alliances citoyennes. Le rôle des associations, syndicats, ONG. Nouveaux profils de la société civile. Elaboration des propositions  en vue d’une nouvelle relation entre l’Etat et la société civile.
  3. Pour une gouvernance démocratique, efficace et légitime
    • Rôle et place de la Mauritanie dans l’aire géopolitique du Maghreb et l’Afrique Sub-saharienne. Enjeux économiques, sociaux, culturels, migratoires. Relation entre gouvernance régionale et gouvernance mondiale.

Participation :

Une centaine d’organisations et d’associations mauritaniennes vont prendre part aux trois (03) ateliers qui seront organisés pour les Rencontres de Nouakchott.

 

Un membre du comité de suivi y prendra part accompagné d’un journaliste de Politis et d’un membre de la société civile du Sénégal.

Nous attendons également une participation des dynamiques du Maghreb

 

Animation :

Les débats seront animés par des professeurs d’université qui présenteront des exposés introductifs aux débats.

Des rapporteurs bilingues vont produire la restitution des conclusions qui serviront à la confection d’un document de synthèse générale des Rencontres.

 

 

                 Rapport des Rencontres                                         

 

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

 

Dans le cadre de sa participation aux activités décentralisées du forum social mondial organisées par les différentes dynamiques pour s’inscrire dans les journées de mobilisation contre le néolibéralisme, la société civile mauritanienne a organisé des journées de réflexion à la maison des jeunes les 25 et 26 Janvier 2008.

Prenant la parole M. Niang Mamadou, membre du comité de suivi du Forum social maghrébin (FSMagh), a souhaité la bienvenue aux participants ainsi qu’aux partenaires venus soutenir les efforts de la société civile mauritanienne : Gustavo Marin de la Fondation Charles Léopold Mayer, membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), Sidiki Daff membre de l’Alliance pour la refondation de la gouvernance en Afrique (ARGA) et Patrick Piro, journaliste à POLITIS (France). Il a rappelé ensuite que le forum est un espace ouvert à toute la société civile. Il doit favoriser les échanges entre les organisations de la société civile des différents pays du Maghreb pour renforcer leur professionnalisme et leur solidarité.

Par ailleurs, il a suggéré que l’on s’intéresse davantage à la question de la Gouvernance en Mauritanie, pour parler du contrôle citoyen sur la répartition des richesses, des investissements prioritaires pour les plus démunis, de la participation de chaque citoyen, même analphabète, de l’accès à l’information dans tous les secteurs de l’administration.

 

Ensuite, le Modérateur de l'atelier M. Abdallahi Diarra a rappelé l'ordre du jour de la rencontre qui porte sur:

 

l       l'explication et la discussion sur le sens de cette journée

l       la présentation de trois communications suivies de discussions et portant sur la bonne gouvernance, le rôle de la société civile dans la construction du Maghreb des peuples, l’élaboration d’une charte des peuples du Maghreb 

l       les propositions des participants pour l'écriture d'une Charte des peuples du Maghreb.

 

Il a invité les participants de procéder à  un échange de vue fructueux, de débattre des questions fondamentales qui intéresse la société civile mauritanienne dans son parcours pour une meilleure organisation de ses structures et un aboutissement heureux des objectifs qu’elle s’est fixés.

 

Prenant la parole, M. Gustavo Marin devait déclarer que la journée du 26 janvier a été marquée par l’organisation de nombreuses manifestations à travers le monde en signe de protestation contre le néolibéralisme perpétué par le rituel sommet du Forum économique mondial de Davos qui se tient annuellement à cette date en Suisse. Depuis plus de trente ans, devait-il souligner, que les puissants de ce monde se retrouvent pour se concerter en vue perpétuer leur domination à l’échelle planétaire.

 

Face à cette situation et compte tenu de ses conséquences, certains militants brésiliens ont pris l’initiative de proposer l’organisation d’un Forum social mondial qui est la réplique au sommet de Davos. Ce forum, qui a été célébré depuis 2001, a été l’occasion pour de nombreux peuples à travers le monde de se prononcer dans un mouvement global de solidarité contre le néolibéralisme et d’exprimer leur engagement pour un nouvel ordre mondial plus juste et plus démocratique et solidaire.

 

Ces différentes manifestations, qui sont l’expression décentralisée du sommet Forum social mondial,se sont déroulées partout dans le monde : au Maghreb (au Maroc et en Algérie), au Chili, au Brésil, en France, en Italie, en Espagne, en Finlande, en Inde, au Venezuela et au Kenya. Elles ont été l’occasion de réfléchir à une riposte concertée et unanime partant des réalités de chaque pays contre les effets pervers du néolibéralisme. S’agissant de la Mauritanie, Gustavo Marin a souligné le rôle fondamental de la société civile car les mouvements et les acteurs sociaux cherchent à ouvrir de nouvelles perspectives pour l’avenir du pays et de la région dans la mesure où il est au carrefour des sociétés du Maghreb et de l’Afrique au Sud du Sahara. Dans cet ordre d’idées, il devait insister sur la création d’un espace démocratique ouvert à la réflexion sur les relations entre l’état et la société civile et pour une mise en œuvre des principes d’une gouvernance responsable, efficace et solidaire. Il a proposé  par la suite l’écriture, par l’ensemble des participants à ces journées, de la Charte des citoyens du Maghreb et de la Mauritanie.

 

De son coté M. Sidiki Daff du Sénégal devait se prononcer pour une refondation de la gouvernance en Afrique, car, a-t-il dit, toutes nos pratiques ont été importées et nous devons faire un effort de renouveau pour le mise à jour de nos textes constitutionnels et administratifs qui datent depuis les indépendances.

Avec les différents plans d’ajustement structurels sous la houlette de la banque mondiale et du FMI, la plupart de gouvernements africains ont dû se soumettre, de la part des bailleurs de fonds à des programmes de good governance. C’est un catalogue de recettes piochées chez les Anglo-Saxons, et qu’on cherche à nous fourguer tel quel. La gouvernance ne peut être réduite à un kit technique fabriqué en Occident transportable et applicable à tous les pays africains en crises. Les africains doivent refuser le gavage conceptuel auquel ils sont soumis depuis les indépendances. La question de la gouvernance est posée dans l’ensemble des pays, non seulement à l’échelle de la Mauritanie et du Sénégal. Elle interpelle les différents acteurs à engager une réflexion prenant en compte les spécificités de chaque pays ou région.

Ce constat et d’autres ont amené des militants africains et non africains à mettre en place l’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique qui est présente dans les pays d’Afrique occidentale et le Cameroun. A travers cs pays elle a recueilli la parole des acteurs (paysans, jeunes, femmes, pêcheurs, intellectuels, élus locaux, etc.) sur la gouvernance.

L’analyse transversale de ces paroles et expériences a permis d’élaborer des propositions contenues dans le document <<changeons l’Afrique…. 15 propositions pour commencer>>. A travers ces propositions, l’ambition de l’Alliance est de tracer des perspectives de refondation de la gouvernance, (une gouvernance légitime) tant à l’échelle globale, qu’aux niveaux continental, régional et local, et de ce fait, contribuer à l’avènement d’une Afrique responsable de son avenir et de son apport au Monde. Nous devons créer, a–t–il dit, un espace de  dialogue favorisant la rencontre des différents partenaires pour la mise en oeuvre d’une meilleure gouvernance dans nos pays respectifs. A cet égard, a-t-il noté, la situation de la Mauritanie est édifiante. Ce pays par sa position charnière entre l’Afrique du nord et l’Afrique sub- saharienne est en mesure d’apporter une contribution importante au forum mondial. Il a mis en exergue le rôle joué par le mouvement religieux de Nasser El Dine en Afrique de l’Ouest dans le brassage humain et culturel au sud du sahara. A cet effet, a indiqué Sidiki, la Mauritanie doit jouer un rôle de charnière entre le nord et le sud du sahara mais aussi entre le sahel et le sahara. Pour terminer, il a appelé à l’organisation d’une assemblée citoyenne sahélo-saharienne pour rester dans le processus tracé par l’histoire commune de nos peuples.

 

Au terme de cette intervention, trois autres communications ont été présentées. Elles portaient sur la bonne gouvernance, le rôle de la société civile dans la construction du Maghreb des peuples, l’élaboration d’une Charte des peuples du Maghreb 

 

II. SYNTHESE DES COMMUNICATIONS

 

La première communication a été présentée par le professeur Abdallahi o/ Awa.

 

GOUVERNANCE ET PAUVRETE

Cette communication  a cherché à établir un lien entre la lutte contre la pauvreté et la bonne gouvernance.

 

L’intervenant a rappelé que le pourcentage de la population mauritanienne vivant en dessous du seuil de la pauvreté avoisinerait les 50%. Il a souligné que la persistance de ce taux élevé est alimentée par une mauvaise répartition des richesses du pays, un taux de chômage élevé des jeunes, une faible part du budget de l’Etat consacré aux investissements pouvant générer la croissance dans les milieux défavorisés. Une bonne part des finances publiques est consacrée au fonctionnement des administrations qui profite beaucoup plus aux entrepreneurs privés. Il a en outre souligné la forte pression des prix à la consommation liée à l’importance des tarifs douaniers,les frais de manutention portuaires et l’absence d’une politique de stabilisation de la SONIMEX. Enfin, l’intervenant a proposé les mesures suivantes :

 

En ce qui concerne les tarifs

·        Réduire les tarifs d’escales du port de Nouakchott qui peuvent être révisés à la baisse sans toucher à sa viabilité.

·        Faire baisser les tarifs des manutentions sans remettre en cause la rentabilité de cette activité.

·        Diminuer les droits de douane notamment sur les produits de première nécessité, systématiser les certificats de contrôle SGS (Société Générale de Surveillance) et éviter le recours abusif au système du forfait.

·        Réexaminer la structure du coût du carburant afin de s’assurer que toutes les taxes qui y figurent sont d’un niveau acceptable et que leur destination finale est bien le trésor public.

En ce qui concerne l’aspect institutionnel

 

§        La mise en place d’un observatoire des coûts de revient des produits de première nécessité qui aura à déterminer la structure des coûts de chaque produit.

§        La création d’un pool national unique d’importateurs pour bénéficier des réductions en matière d’achat de marchandises et de coût de fret.

§        La création d’une structure de concertation et de suivi entre l’état et le pool des importateurs des produits de premières nécessité pour mieux analyser,prévoir et maîtriser l’évolution des prix et leur impact sur le consommateur.

§        La réhabilitation de la SONIMEX en lui permettant de retrouver sa mission naturelle qui est de stabiliser les prix des produits sensibles. Pour cela ; elle doit atteindre 20 à 30 % du marché de produits comme le blé et ses dérivés, le riz, le sucre et l’huile.

§        La création d’une structure publique de contrôle de la concurrence capable de faire respecter la loi du marché.

 

 

LA SOCIETE CIVILE ET LA CONSTRUCTION D’UN MAGHREB DES PEUPLES

La seconde communication, présentée par le Professeur Didi ould Saleck, a insisté sur le rôle de la société civile dans la construction du Maghreb des peuples.

D’emblée le conférencier a indiqué que  la notion de société civile repose sur deux idées essentielles : celle de la spécialisation et celle du volontariat.

Ce sont ces particularités, a-t-il dit, qui permettent à la société civile de dépasser les rapports archaïques vers d’autres rapports plus modernes ouvrant de nouvelles perspectives à la société en général dans son évolution vers l’instauration d’un nouvel ordre institutionnel à même d’encourager le projet démocratique dans l’ensemble.

Ceci permettra également a dit le conférencier de lever les obstacles qui empêchent depuis 1966 les 380 associations de la société civile maghrébine de jouer pleinement leur rôle à différents niveaux de la société.

Le conférencier a d’autre part indiqué que la société mauritanienne, malgré les facteurs d’éloignement géographiques et la modestie des moyens matériels, peut créer un climat de rapprochement sur le plan social, économique, culturel et politique de nature à favoriser la construction de l’unité des peuples du Maghreb. Ceci, a dit le conférencier, est un impératif d’actualité au moment ou les autres peuples se retrouvent au sein de regroupement régionaux et continentaux.

 

 

LA CHARTE DES PEUPLES DU MAGHREB

Vers une Assemblée des Peuples sahélo-saharienne

La troisième communication portait sur l’élaboration d’une charte des peuples du Maghreb. Elle a été présentée par le Pr Billal Ould Hamzatte.

 

Le conférencier a tenu à remercier l’ensemble des participants et toute l’équipe de préparation de l’atelier.

Ensuite, il a abordé la question de la Charte des peuples en indiquant que la notion de peuple semble être plus fructueuse que la notion de citoyen parce que cette dernière peut impliquer un territoire restreint, une identité particulière, une nation spécifique ; Il serait difficile d’absorber tous les citoyens des différentes nations sous la coupe et d’une seule et unique perspective : (les citoyens mauritaniens, citoyens algériens, les citoyens marocains, tunisiens et libyens, etc.).

Quant à la notion de « Charte des peuples », elle offre l’avantage de désigner différents peuples qui sont unis par la géographie, l’histoire, la religion etc.

 

Le conférencier a ajouté par ailleurs, que la force de la société civile vient du fait qu’elle s’estime être le porte parole des populations et à la lourde tâche de vouloir répondre aux aspirations profondes de ces populations.  Mais a–t-il ajouté, il y a aussi les gouvernants qui réclament leur représentativité du peuple ! Il y a aussi les partis politiques qui réclament leur représentativité du peuple !qui a raison ? s’est il exclamé. C’est là le creuset du combat que se livrent les gouvernants, les partis politiques et l’ensemble de la société civile.

 

Pour gagner ce combat, et en même temps poser les jalons futurs d’une assemblée des peuples sahelo-sahariens, il y a une stratégie qui vise à améliorer la bonne gouvernance et à créer un cadre de concertation multilatérale entre les différents acteurs.

Cette stratégie devrait selon le conférencier se décliner comme suit :

1)    Recenser toutes les associations dans tous les états concernés

2)    Regrouper toutes les associations qui sont de même nature ou qui ont les mêmes objectifs et qui traitent le même sujet.

3)    Organiser des rencontres où ces différentes associations désignent chacune ses propres représentants par secteur d’intérêt, par exemple : toutes les associations des droits de l’homme ; toutes les associations de la jeunesse, toutes les associations de lutte contre pauvreté etc. Chacune doit désigner plusieurs représentants.

4)    Prévoir une assemblée générale où tous les représentants sectoriels se retrouvent pour élire une assemblée, un parlement qui sera chargé de rédiger son propre statut, son règlement intérieur et désignera ses instances dirigeantes.

Enfin si ce processus est bien mené, il élaborera sa propre Charte qui sera soumise pour approbation aux associations sectorielles. On sera aussi, conclut le conférencier, en mesure d’exiger une gouvernance responsable et légitime parce que elle sera basée sur les vrais représentants des peuples.

 

 

III. SYNTHESE DES DISCUSSIONS

 

Prenant la parole à leur tour, les participants ont chacun en ce qui le concerne apporté sa contribution:

 

Moulay Driss O/ Zéine :

Le rôle de l’état en tant que distributeur de la justice entre les citoyens est important à plus d’un titre. Les responsables doivent s’éloigner des pratiques égoïstes et s’abstenir d’exploiter le peuple par différents artifices. Les fonds alloués à la bonne gestion ont été simplement détournés .Il faudrait peut être augmenter les rémunérations de fonctionnaires afin qu’ils s’acquittent convenablement de leur missions.

Fadili

Nous devons prendre conscience de la situation actuelle et mettre en échec les différentes tentatives visant à détourner le mouvement de la société civile, la loi de la société civile ne doit pas être travestie pour permettre une mise de la tutelle sur le mouvement. La situation est difficile   si non comment expliquer que les organisations de la société civile soient amenées en raison des contraintes exercées et de pressions subies a organiser leurs élections dans la rue.

Abdallahi ould Mohamed Khalil

La pratique de la mauvaise gestion s’opère à tous les niveaux.

Le budget de fonctionnement de l’état en est une parfaite illustration, le procédé des fausses factures est utilisé pour détourner les biens de l’état et l’absence de contrôle autorise tous les débordements. Il faut que les couches défavorisées aient accès par l’intermédiaire de la société civile au contrôle de la gestion. La pauvreté a été maintenue dans nos pays à cause des politiques suivies par les institutions internationales.

El Kory ould Tarr ould Billal   

Il est essentiel de combattre la pauvreté aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Ce rôle incombe aussi bien à l’état qu’à la société civile. Chaque pays développe sa gouvernance compte tenu de ses propres réalités. La démocratie doit permettre de faire participer tous les citoyens sur un même pied d’égalité aux affaires de leur pays.

Jamal ould Abadi

La loi de la société civile date de 1964 et doit être révisée à la lumière de l’évolution du pays. L’état doit consentir une subvention annuelle à la société civile. Les dirigeants des associations de la société civile doivent bénéficier de cartes professionnelles. On doit instaurer un partenariat entre les organisations non gouvernementales et les associations de la société civile.

Ahmed Vall ould Khadime

Ce qui a été présenté l’a été uniquement en français. Le français n’est pas comme le pensent certains une langue d’unité et n’est pas non plus une langue d’avenir. Tous les travaux scientifiques importants se font dans le monde en anglais. Nous devons revoir notre attitude par rapport au français.

Mohamed Lemine ould Abdallahi 

Nous sommes un pays arabe et islamique et nous devons ouvrir les débats en arabe. L’attachement à sa culture et à sa civilisation est une qualité et je vous assure quoique l’on dise qu’elle est appréciée des étrangers. L’intervention de l’état dans les domaines importants de la vie nationale n’est pas au niveau souhaité. L’état doit consentir des financements au profit de société civile.

Aminetou mint Ely

Nous devons nous exprimer dans toutes les langues nationales, c’est un élément de stabilité du pays. Nous devons exiger une bonne application des lois et règlements. La répartition égalitaire des richesses nationales. Pour participer à la construction du pays nous devons accorder un intérêt particulier à nos diplômés chômeurs. L’administration doit être au niveau de ses responsabilités. Nous devons revaloriser la notion d’intérêt général.

Hawa Sidibé

Nous devons donner les mêmes chances à tous les citoyens sans aucune distinction. 

Nous devons nous opposer au phénomène « ONGs cartables »dont le seul but est de soutirer de l’argent aux bailleurs de fond. Nous devons militer pour une meilleure implication des jeunes dans la lutte pour le développement national.

Nous devons encourager la bonne gouvernance par l’instauration de la démocratie et le refus de l’arbitraire.

Chérif  

La notion de bonne gouvernance a été imposée de  l’extérieur. Les experts étrangers les projets de développement en connivence avec l’administration sans aucune participation de la société civile. Les propositions de la société civile ne sont pas tenues en compte. Il faudrait faire bénéficier la société civile des moyens de formation et lui procurer les instruments indispensables à une participation reelle et constructifs dans le cadre de la bonne gouvernance prônée par le forum social mondial.

El Kori

Nous devons faire une campagne de sensibilisation autour du rôle et de la place de la société civile dans les pays en développement. Le gouvernement doit mettre en œuvre des méthodes pour une meilleure gestion des fonds alloués à la société civile. La société civile doit servir de croix de transmission entre le gouvernement et les partenaires étrangers. Nous devons jouir de la liberté d’action tant au niveau intérieur qu’extérieur. Il faut étendre la représentativité de la société civile au niveau des collectivités décentralisées. 

Moulaye Driss

La loi de 1960 se refere à une loi française.

Le ministre n’a pas des prérogatives nécessaires pour amender la loi sur la société civile, l’état doit prendre en compte les aspects sociaux qui requièrent un financement au lieu de mettre de l’argent dans un compte d’attente. L’état doit pouvoir subventionner certaines activités de la société civile. Il peut le faire par exemple à travers le chapitre intitulé « Autres fournitures à préciser ».

Mohamed Yehdih

La loi sur la société civile est ancienne et elle doit être réactualisée.

La bonne gouvernance doit être instaurée de façon efficace et légitime, les fonctionnaires doivent être rémunérés correctement pour qu’on puisse exiger d’eux un meilleur rendement.

La loi doit être respectée dans toute sa rigueur. La société civile doit être représentée dans les conseils d’administration des entreprises et sociétés d’état.

Mohamed ould Amar 

Il faut susciter une prise de conscience nationale à tous les niveaux pour que la société civile puisse jouer convenablement son rôle. Il faut dénoncer la bureaucratie et lutter contre l’opportunisme des responsables. Il faut saluer la décision concernant le retour des déportées et la criminalisation de l’ex clavage. Il faut que la société civile prenne position par rapport à tous les problèmes de la vie nationale.

Nous regrettons l’absence d’entraide entre les différentes composantes de la société civile.            

Abdallahi ould Khalil

Il faut lever la tutelle directe de l’état sur la société civile. Il faut concevoir des ateliers propres à la société civile. Il faut appliquer le principe de la sanction et de la récompense. Il faut instaurer un contrôle de la société civile parallèle à celui de l’état. Il faut réhabiliter la politique de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il faut fournir les informations nécessaires à la société civile sur les projets de développement

Avlane

L’état à un rôle protecteur de toutes les institutions nationales. La société civile à ses particularités dont on doit tenir compte. L’état doit respecter ses engagements vis-à-vis de la société civile. Cette dernière doit pouvoir exercer un contrôle aux différents niveaux de hiérarchie administrative.

Ahmed ould Abbe

Nous remarquons l’absence de l’état au profit de la tribu dans le traitement de certaines affaires importantes. La société civile a encore besoin d’expérience et doit bénéficier de cycles de formation. La valorisation de l’intérêt général doit se faire parle système de la récompense et de la sanction. Nous devons favoriser l’instauration des journées de réflexion au sein de la société civile pour définir son rôle et sa place dans la société. Nous devons dégager les priorités de son action en dehors des intérêts particularistes et étroits. Le rôle de la sensibilisation est important pour permettre l’attachement aux principes de justice et d’égalité. 

El Waled ould Mendi

Une application désintéressée de la loi est suffisante pour résoudre les problèmes liés à l’arbitraire et à l’injustice. Nous dénonçons à cet égard le rôle négatif de la tribu dont l’intervention intempestive empêche le règlement de nombreuses questions importantes. Nous remarquons une paupérisation croissante à tous les échelons de la société. La société civile doit bénéficier de moyens pour se développer et jouer convenablement son rôle

Cheikh Brahim

Nous devons prendre des initiatives pour crédibiliser le mouvement associatif au sein de la société civile. Nous devons mener des campagnes de sensibilisation au niveau des parlementaires pour susciter l’élaboration des lois favorables à la société civile dans tous les domaines. Nous devons aller sur le terrain et prendre contact avec la réalité pour mieux asseoir notre action.

 

 

IV. PRINCIPALES RECOMMANDATIONS

 

l       Assurer la formation des organisations de la société civile autour des différentes thématiques favorisant leur participation à la consolidation de la démocratie et la citoyenneté

 

l       Aménagement du cadre légal pour favoriser l'accès des OSCs aux informations sur la gestion des biens publics

 

l       Développement de la formation civique et de la sensibilisation pour le renforcement de la citoyenneté

 

l       Organisation et maintien d'un cadre d'échanges entre les OSCs du Maghreb

 

l       Ouverture d'un site web

 

l       Engager le processus de mise en œuvre d'une Assemblée des citoyens Sahélo – Sahariens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE      

 

  

Liste des participants

 

 

Noms Prénoms

Associations

Contacts

1

 

Abdallahi ould Med Khalil

 

AMSOH

 

628 62 04

 

2

Moustapha ould Med Mekhtar

 

TAWIT

 

633 14 06

 

3

El kowry ould Tharie

 

ASS Devpt leag eilat

 

606 65 76

 

4

Mohamed Zeine ould Lehbib

 

Ass lutte contre le sida, prise en charge psychologique des infectés

 

752 60 83

 

5

Ahmed Ben Fah

 

 

Ass Centre mauritanien des études administratives pour le Devpt

 

631 98 70

 

6

Sarr Aissata

 

 

Ass Mauritanienne pour la protection des nécessiteux et sinistrés

 

679 5420

 

7

Diop Absatou Abdel Aziz

 

Ass pour l’enfance déshéritée

 

631 82 72

 

8

Mohamed ould Ghastelani

 

Org nationale desmlaye

 

654 31 43

 

9

Ahmed ould Hassen

 

ADDLCP

646 81 28

10

Moustapha ould Elewa

 

AELCPS

633 14 06

11

Bocoum Alassane

Appui au Micro-projet pour la lutte contre la pauvreté

675 68 64

12

Abdallahi Ahmed ould Amar

A S N

617 48 88

13

Samba Teyib

R N D S

631 67 61

14

Ahmed Bellal ould Ely Cheikh

R N D S

658 54 23

15

Valy ould Elbane

Ass. Mauritanienne de Travail et de Développement Social

502 89 95

16

Cheikhna ould Billal

A N S

695 40 84

17

Hamada ould Sidi

MINBAR

731 37 70

18

Mohamed Vadel ould Mohamed

Premier pas l’auto développement

521 08 52

19

Bellaly ould El  Khalil

Timzgine

649 35 73

20

Fall Sophy

Mutuelle de Santé Dar Naim

606 7051

21

Nagi ould Mbareck

C G T M

671 6383

22

Aly ould Saadna

C O P F E

663 39 10

23

Oumoul mouminine mint Deid

AMSD

691 21 23

24

M’hamed ould Mbareck

Action volontaire pour le développement et vulgarisation

662 63 55

25

Enejatt mint Sidi Heyba

A D S D

643 66 09

26

Mechinou ould Elemine

C G T A

655 27 67

27

Hmole ould Mbeirick

C G T M

658 9015

28

Mounina mint Med

S S M D E

648 0391

29

Hawa Sidibé

Ass de développement promotion droit humain

648 37 01

30

Fall Salma

Amélioration la Santé et l’éducation

631 82 26

31

Mohamed Bellal

R N D S

672 33 82

32

Youba Maghlah

El veth El Moubine

640 23 74

33

Cherif Ahmed

Tewvigh

742 49 96

34

Med lemine ould abdallahi

alliance bougadoum

6235360

35

Hadameh ould salick

C G T M

7570953

36

Echrif ould elher

Ass renforcement des capacités humaines

6365376

37

Aminetou mint tarou

Ass . Mauritanienne pour l’aide des pauvres

666 12 34

38

Ezehra mint iselmou

Org. Jeunesse

682 99 14

39

Fatimetou mint cheikh

Ass. Mauritanienne pour le bien être et le secours de l’enfant et le mère

634 5267

40

Med lemine ould el ahmed

Ass. Mauritanienne de développement et appui aux indigents

679 82 98

41

Aminetou mint ahmed

Ass. Mauritanienne des amis de l’enfant

683 95 00

42

Yebaw ould ahmed taleb

Org. Assistance aux enfants handicapés et laissés

635 90 28

43

Ba oumar samba

Syndicat USLM

651 49 45

44

Med bellal o/ ahmed

Coord RNDS

672 33 82

45

Nebow m/ demba

Ass. Pour le Sida

642 02 07

46

Halima m/ ahmed talib

Ass. Pour l’éducation et la santé de la femme et l’enfant

641 45 06

47

Ely o/ cheikh

Ass. El houneine pour le Développement

640 13 97

48

Boulacan o/ seyid

M P P

640 13 97

49

Dah o/ salem vall

Ass. D’entr-aide pour les orphelins et handicapés

635 60 79

50

Med o/ abda ahmed

Ass. Pour la réadaptation des déliquants

646 04 13

51

Aminetou m/ moctar

Ass.des femmes chefs de familles

641 25 18

52

Cheikh o/ ahmed o/ mahfouh

Action pour la conscience civile

755 50 98

53

Sadagh Sarr

A F C F

662 02 38

54

Med vadel o/ med mahmoud

Ass. D’appui et protection des jeunes formateurs

627 41 33

55

Essa o/ med mahmoud

El vaida pour le développement

742 09 92

56

Meimoune m/ kastelam

A N I F

657 72 66

57

Amar o/ ali

Org nationale pour le dvlp et l’action de bien faisance ONDF

644 10 54

58

El khalilo/ hamady

Benyahmer

630 21 42

59

Ahmed o/ zeidane

Aconvimer

205 03 04

60

Fatimetou  m/ kar

El wivagh

642 78 50

61

Emnana m/ med nageu

Environnement et promotion de la société

208 88 79

62

Cheikh o/ med abderahmane

Stop tabac drogue

630 59 60

63

Med o/ bekay

Ass communautaire de Dar Naim

648 20 66

64

Abe o/ gadali

OMDCP

680 17 06

65

Bady o/ dieh

LPDS

673 17 97

66

Maymoune m/  el elemine

APADES

200 26 90

67

Fatim m/ ely

APADES

631 02 46

68

Aicha m/ chigali

A R A D A C

630 60 37

69

Emeimen m/ ahmed o/ ely

Ass. Santé et Environnement

755 14 13

70

Hamedah o/ med lemine

 

677 12 47

71

Yemehlo o/ salek

 

632 32 66

72

Abdallahi o/ arwa

NACHAT

680 62 69

73

El seltane m/ sid’ahmed

Développement – Economie

628 97 60

74

Fatimetou m/ cheikh

Ass. Douerara

682 32 85

75

El walid o/ reandu

Ass. C G T M

63173 68

76

Sidi el moctar o/ taleb

A I D E S

638 68 47

77

Med yeslem ahmed mahmoud

OMPNSS

643 47 63

78

Med Lemine ould Sidi Salem

Journal ES- SEWAHEL

723 37 43

79

Ahmed ould Abba

Réseau associatif des arts et cultures

649 81 87

80

Mohamed Amar

Ass. Pour l’éducation

670 91 75

81

Benahi ould Med Mahmoud

Organisation promotion de la santé et développement

636 22 21-203 16 34 -650 30 44

82

Jemila El Hacen

Organisation promotion de la santé et développement

Idem

83

Isselmou ould Med Saleck

Rapporteur

629 71 25

84

Dah ould Billal

C G T M

677 05 93

85

Ahmed ould Abd

C G T M

525 80 57

86

Dah ould Jiddou

C G T M

525 50 57

87

Khadija Med Moustapha

Santé pour tous

668 90 34

88

Fatimetou mint Sidi

Hassi el barka

636 01 43

89

Mohamed ould Habib

C G T M

678 61 93

90

Sidi ould Abdel Wahab

Ass. Protection des Enfants

758 18 52

91

Mariém mint Moud

El Houda

692 65 41

92

Med Yehdih ould Sidi Abdallah

 

201 10 99

93

Jemal ould Abad

Mauritanie verte

647 56 46

94

Brahim ould Habib

Ass. Développement humain en Mauritanie

642 09 16 – 500 56 65

95

Thandia Cheikh Sidiya

A M P / C S FONATH

756 39 35

96

Kane Moctar

U S L M

639 55 64-643 46 12

97

Fatma mint Ahmed Ely

NOSH

755 14 13-711 39 68

98

Cheikh ould Abba

Tadamoune el venanine

638 66 64

99

Fatimetou mint Kar

Ass. El WIVAGH

642 87 50

100

Tijani ould Med Mahmoud

Ass. Rôle social

643 00 71

101

Bah ould taleb Amar

A O E B

648 08 29

102

Fatimetou Lemine ould Mohamed

Ass. Appui aux femmes Mauritaniennes

648 80 56

103

Fatimetou Mohamed

Réseau NASR

648 80 56

104

Effah ould Dah

Ass. Juvénile pour le développement communautaire

632 39 19

105

Moulaye ould Zeiny

U V EA

687 97 58

106

Delily ould Ahmed Sidi

ONG Demain

646 42 93-521 05 30

107

Aichetou mint Ahmed

A P E M T

640 75 90

108

Sidi Mohamed ould Touhamy

Réseau Lutte contre la désertification en zones arides

660 30 88-673 57 49

109

Jemal ould Ahmed SALEM

Etudiant

732 48 38

110

Oumy yaya mint Dah

A P T E

630 31 22

111

Moustapha ould Moctar

AVE

754 91 96

112

Daya Aidara

A M S P

677 51 01

113

Mariem mint Isselmou

ONG KOBA

618 94 07

114

Mohamed Mahmoud ould Moctar

Tenmya

647 34 20

115

Aminetou mint Ahmed

Amis des enfants

683 95 00

116

Zeinebou mint Ahmed VALL

Ass. Nationale pour le développement

603 41 99

117

Chemath ould Brahim

A M S U D E

660 50 43

118

Cheikh ould Boubacar

S O M A F C I

672 38 70

119

MmeThandia néeAminata Mbodj

Action pour le développement

652 01 40

120

Tourad ould Mohamed

A R D E

696 25 39

 

 

 
  Paru le : 16-02-2008 Auteur : | Source :

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