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LE DEFI

Le défi a était superbement relevé.

Le regroupement d'El Aouana a effectivement eu lieu du 30 Juillet au 12Août 2006.

Cent jeunes venus des quatre coins d'Algérie, les pieds dans l'eau ,la tête au soleil se sont retrouvés pour réfléchir sur la manière de participer activement à la gestion politique et économique de leur pays.

Par la richesse des thèmes proposés ils se sont surpris à avoir pour ambition de changer le cours des événements.

De nouvelles générations ont réalisé qu'une autre ALGERIE EST POSSIBLE pour peu que l'on s'engage à évoluer dans notre société en tant que citoyen militant et responsable, en adhérant en masse dans des associations ,des syndicats et des partis politiques.

Etant conscients que leur pays A TOUT POUR REUSSIR,hommes et femmes ont décidés de se mobiliser d'être des acteurs qu'il faudra dorénavant prendre en compte pour orienter leur avenir vers plus de progrès ,de modernité et de justice sociale.

A Tiaret deux projets de création d'associations et une d'UPC sont entrain de se concrétiser.

De toute évidence face à cette prise de conscience,  nous pouvons affirmer haut et fort que ce regroupement à El Aouana est un succès et prometteur de meilleurs lendemains.

Félicitations à tous      

Ghomari Khadija   -MEDIOR-

 

 L’IDENTITE

Par El Hadja BOUDIAF

 

Elle a traité ce sujet au cours du Camp. Elle y revient pour parler à la mémoire.

 

Mon identité c’est ce par quoi je me définis et me connais, ce par quoi je me sens accepté(e) et reconnu(e) comme tel(le) par autrui.

L’identité culturelle désigne « le fait pour une réalité, d’être égale ou similaire à une autre dans le partage d’une même essence ».

Le concept d’identité est dans la vie de chacun lié tout d’abord à la réponse immédiate à la question qui suis-je ? Mais cette réponse n’est pas unidimensionnelle et renvoie à


des composantes culturelles, historiques multiples telles que la nationalité, la religion, une opinion politique etc. qui viennent compléter la définition de la personne par elle-même et par les autres.

Aussi les réponses à cette question d’une importance fondamentale, constituent la porte d’accès au chemin de notre univers intérieur profond.

Le cheminement intérieur nous permet de découvrir « soi même » et à partir de cela que nous pouvons procéder au changement de « soi même » quand nous l’éprouvons.

Il est à noter que la définition de la personne par elle-même à partir de la réponse qui suis-je ? est personnelle et individuelle, personne ne peut répondre à la place du concerné.


Le Premier Forum Social Algérien (PFSA) se prépare…

Par Si Mohamed Baghdadi

Au mois de mars de cette année nous avons arrêté la décision de faire du Premier Forum Social Algérien le couronnement de notre programme d’action 2006 avec, comme étape intermédiaire, le Camp de jeunes d’El Aouana (1 au 12 août 2006).

Rappelons que le PFSA se déroulera à Tipaza du 13 au 15 décembre 2006 et qu’il regroupera environ 500 algériennes et algériens et une centaine d’invités étrangers représentant, qui le FSM, qui le Fsmagh ou le FSMed.

Dés la rentrée, nous avons envoyé à tous nos amis le texte déjà transmis au mois d’avril 2006 et qui constituait déjà une sorte d’appel à participation. Les réponses furent rares. Nous avons repris la même opération au mois de Juillet, bien avant le Camp de jeunes d’El Aouana. Les résultats furent pratiquement identiques. Nous nous sommes interrogés sur les raisons de cette apathie, de cette apparente désaffection ou inquiétante démobilisation.

Mais l’approche des vacances et la vie politique, littéralement anesthésiée par l’inexplicable « retrait » du Président, nous laissèrent espérer un regain d’intérêt, à la rentrée.

Des frémissements ici et là. Les altermondialistes de Tiaret ont été les premiers à se mettre en route en organisant une réunion d’évaluation du Camp de jeunes et en traçant leur programme d’activité pour 2006.2007. Il prévoit deux rencontres importantes en prévision du PFSA. L’une consacrée aux problèmes de la jeune fille algérienne et l’autre au chômage des jeunes cadres de notre pays.

Ils ont été suivi par ceux d’Alger qui, le 14 septembre, ont évalué le Camp de jeunes et tracé les grands axes de leur programme à court terme, notamment trois conférences débat, en veillées de ramadhan, sur l’état des droits et libertés syndicales en Algérie, la situation des travailleurs immigrés, la femme algérienne et la loi sur les hydrocarbures.

Puis, petit à petit, les fiches de participation à la première réunion du Conseil National de Régulation du PFSA prévu pour les 27 et 28 septembre, ont commencé à nous parvenir. De nouvelles associations se sont manifestées, celle de « Volonté des aveugles », ou de la femme rurale ; tout comme le syndicat des chirurgiens dentistes.

Comme nous ne cessons de le dire et de le répéter, le FSA n’est la propriété de personne.

Ce n’est pas une entité où l’on se dispute le pouvoir, mais tout simplement un lieu de rencontre et d’échanges sur les problèmes de notre pays. Et que ce sont les associations et les syndicats, dans toute leur diversité et différences, investissant cet espace de dialogue démocratique, qui acceptent de le constituer pour changer le monde. Leurs actions et leurs luttes, sont ainsi rendues plus visibles, et donneront plus de sens à la construction d’alternatives communes. Elles auront le poids que confère une compréhension plus large et mieux organisée des enjeux de l’heure, tout autant que les convergences construites sur le fond et non sur l’écume des jours et les alliances de passage.

Par ailleurs, nous avons continué nos démarches auprès des autorités concernées, pour obtenir l’autorisation d’organiser notre forum. Nous attendons la réponse du Ministre de l’Intérieur et celle du Président du CNES. Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état de préparation de notre forum.

SMB.

 

La société qui bouge

C’est maintenant connu, le pouvoir ne réagit aux doléances des citoyens que s’il y a émeute. Lors de notre rencontre à Batna au mois d’avril dernier la question avait longuement été étudiée et permis de dégager une procédure fondée sur le dialogue et la concertation. Il semblerait que c’est toujours par la voie de l’émeute que les citoyens parviennent à se faire entendre. C’est ce qui continue à se passer à travers tout le territoire. Cette semaine c’était à Alger. Fateh Agrane nous en parle.

Des citoyens bougent

a la cite des bananiers, et à Dar el Beida

                               

A la cite des bananiers, baptisée le 20 août dernier, cité :Ferhat Zerhouni,par monsieur le Ministre de l’intérieur, monsieur Yazid Zerhouni, les résidents se sont rassemblés au niveau du parking de leur cité,    en ce samedi 16 septembre  

 

il tenaient une réunion dans la rue ,avec les responsables de L’aadl, de SONELGAZ ,et de COSIDER,leur donnant  un ultimatum et un délai d’une semaine pour lever les contraintes pour alimenter la cite en électricité

sinon disaient ils nous couperons la route a la circulation pour faire entendre notre voix.

depuis un mois et demi ,jour de la réception des clés des logements qu’ils ont acheté chez l’aadl ,ils vivent sans lumière a la lueur des bougies ,

oui ! a la bougie a Alger capitale, pas a Bechar edjdid livre à lui-même…souvenez vous !

Eh bien ! les dernières pluies ont emporte DANS CE LIEU BANNI !trois damnes de la terre , d’après la presse nationale

Le motif avance par l’AADL : la  SONELGAZ a exige que  COSIDER lève les réserves et autres  mal façons pour pouvoir

Alimenter la cite,COSIDER attend d’être payer et  les citoyens payent un produit non fini !                                                                                                                                 

Ce qui fait dire à un vieil homme  RAKOUM KIL MAL BLA RAii !

La réunion s’est achevée sur une promesse ferme de régler ce problème au courant de la semaine !

Un autre problème a été posé, celui du payement des charges d’entretien a raison de 3000 da pour chacune  des 300 familles qui continuent de vivre dans le noir, face au refus de payer jusqu’a ce que les services soient effectivement réalisés par L’aadl  ,cette dernière a accède à la demande de ses clients ! et  a été  favorable pour défalquer ce montant des mensualités a verser.

Rendez vous est pris dans une semaine, yadra ?  

                                                                                                                                                         

A LA CITE DE DAR EL BAIDA 

 

Située juste en face de la cite EL WIAM ? SONT IMPLANTE DES ARRETS DE BUS , la route à cet endroit tue presque chaque semaine, les citoyens ont entrepris plusieurs démarches pour la construction d’une passerelle pour piétons sans résultats, ils ont décide jeudi 14 septembre de couper la route de l’aéroport afin d’attirer l’attention des autorités supérieures sur  le calvaire de cette route qui fauche les leurs !

Avant d’arriver sur les lieux , ils ont étés accueillis par les services de sécurité et les autorités locales, après discussion, promesse leur a été faite de construire une passerelle dans les plus brefs délais et momentanément poster des policiers au niveau de cet axe routier pour permettre aux citoyens de traverser

Les promesses seront-elles tenues, peut on éviter d’autre accidents, saurons nous éviter a notre jeunesse de se consumer  en brûlant des pneus ?

que dire de la colère des venelles d’Alger et de l’ALGERIE

On ne dialogue que quant il y a émeute ?

pourquoi on reste sourd  on n’écoute que sous la contrainte, ?

pourquoi les citoyens boudent ils les associations, ?

échaudé par les expériences    du   mouvement associatif dans presque sa majorité vit de la rente et du clientélisme, ?

comment parvenir a ce que le citoyen revendique ses droits sans détruire son environnement , sa demeure

amis alter mondialistes , de mon pays, ouvrons le débat , nous méritons mieux, !

 

FATEH AGRANE

 


De nouvelles voies pour la démocratie…

et l’unité dans l’action !

 

c’est ainsi que nous traduisons le message, au risque de le gauchir(sans jeu de mots) ou de le trahir, que nous adresse Sadek Hadjerès pour nous inciter à rechercher, ensemble, les voies de plus grande convergence, par delà les différences idéologiques et politiques.

Chers amis du Collectif d’Animation

pour la construction du Forum Social Algérien

Je vous remercie de m’avoir adressé les documents contenant des propositions pour la préparation des assises du FSA de décembre prochain. Je m’excuse de n’avoir pu vous en accuser réception bien avant cette date, et vous faire part de mes premières remarques, à la fois pour des raisons pratiques et par besoin d’une réflexion minimum.

Je vous dis d’emblée à quel point me passionnent vos objectifs déclarés, vos actions sur le terrain, vos efforts de formation et de large rassemblement dans l’action, vos initiatives sur le terrain social ainsi que la tenue du récent camp d’été. Ils correspondent à ma vision de ce que devrait être le mouvement social qui manque cruellement à notre peuple pour diverses raisons. C’est pourquoi je vous assure de mon soutien personnel à votre mouvement, sous toutes les formes et  dans la limite de mes possibilités. Je ne manquerai pas au fur et à mesure de formuler les avis et propositions pour lesquelles vous venez de solliciter tous ceux qui partagent l’idéal altermondialiste et sa mise en œuvre dans notre pays.

Aujourd’hui, je me contente de donner une réponse motivée à votre proposition de m’inclure formellement dans la liste des membres de la commission de Méthodologie, dont j’ai lu les attributions sur le document reçu. Je suis sensible à la confiance que vous me faites et également au fait que vous n’avez pas été arrêtés, en me faisant cette proposition, par  mon itinéraire politique et mes convictions communistes bien connues.  

Je vous dirai cependant qu’il n’est pas nécessaire de formaliser par mon inscription dans un appareil du FSA ma contribution à vos efforts. Celle-ci est pleinement acquise au mouvement, dans les diverses modalités qui correspondront à vos souhaits et à ma disponibilité. En fait, si je préfère que ma contribution ne soit pas formalisée, ce n’est pas pour me dérober à un soutien qui me paraît naturel. C’est principalement pour des raisons de transparence et d’opportunité politique, dans l’intérêt de l’essor optimum du FSA dans sa phase actuelle de fragile démarrage,

Si cela ne tenait qu’à moi et à tous ceux qui partagent volontiers l’approche démocratique de la construction et du fonctionnement du Forum, cette formalisation ne m’aurait pas gêné. D’autant plus que je suis libre de toute attache organique avec quelque formation politique que ce soit. Je n’ai cessé de m’en tenir dans les faits au statut et à la positon de principe que j’ai publiquement exprimés en novembre 92 dans les colonnes d’El Watan et d’Alger républicain. C’est loin d’être une position apolitique, c’est un engagement politique assumé dans la clarté.  C’est ma façon de continuer à servir mes convictions et ma conception  du militantisme démocratique que j’ai défendues  dans les rangs du PPA de 1944 à 1949, dans ceux du PCA jusqu’à 1965 et du PAGS jusqu’à 1990. Cette conception englobe à la fois les problèmes de fonctionnement interne et les rapports des formations partisanes avec les institutions, le mouvement associatif et les autres partis.

Mais je connais trop l’état actuel du champ politique algérien pour ne pas craindre que ma présence formelle dans une commission  du Forum ne serve d’épouvantail pour certains et de prétexte pour d’autres pour transformer le FSA en champ d’affrontements politiciens sans principe, dont ce mouvement n’a pas besoin. Je ne crois pas à l’utopie d’un FSA qui n’aurait pas une identité et une fonction politiques, au sens le plus sain du terme. Bien au contraire. Mais son rôle politique bénéfique ne résultera pas de l’addition ou de l’affrontement de rivalités partisanes, dans ce qu’elles peuvent avoir de plus malsain. Il résultera de la convergence des courants, y compris partisans, qui prennent comme critère  commun les mérites de l’action unie à la base et non les seules déclarations programmatiques, les joutes de coulisses et les bousculades au portillon des prérogatives et autres prétentions à la suprématie. Tout cela a malheureusement favorisé et accentué une vraie désaffection de ce qu’on a appelé la société civile, ou la société tout court, envers les pratiques partisanes mises en œuvre sous la pression et l’encouragement des pouvoirs successifs du pays.

La fonction politique la plus bénéfique du FSA sera à mon sens celle qui émergera et donnera l’exemple de pratiques démocratiques inédites encore pour l’essentiel en Algérie. Je le souhaite en espérant que toutes les formations  politiques qui se réclament de la démocratie y contribueront, en évitant les marécages des luttes d’influence au sommet dans des appareils à conception pyramidale, au détriment du large déploiement des mouvements diversifiés à la base. Seul un tel déploiement, non stérilisé par les querelles partisanes même bien intentionnées, est capable de donner un souffle au long cours  au mouvement social, devenant alors une chance pour l’Algérie, trop maltraitée  par les pratiques hégémonistes.

J’ajouterai que le piège des diversions partisanes accompagne un  phénomène plus profond qui sous-tend ou alimente les manoeuvres hégémoniques  et les luttes d’appareils dans les mouvements associatifs. Nous gagnerons tous à discerner le soubassement ou le mécanisme de cette dérive majeure. C’est celui d’idéologiser à outrance les activités concrètes d’intérêt commun, qu’elles soient sociales, politiques ou  culturelles. La crispation sur les différences idéologiques entre défenseurs des mêmes intérêts concrets est la plus grande peau de banane sur laquelle risquent de glisser en permanence des mouvements tels que le FSA. La vocation de ce dernier, sa plus grande force, son rayonnement, ses capacités de résistance aux déstabilisations et divisions, résideront justement dans son aptitude à à défendre et faire découvrir à ses adhérents et à son environnement social leurs intérêts communs au-delà des diversités idéologiques.

Voila donc la recommandation que je considère comme ma contribution principale aux choix méthodologiques pour lesquels je suis sollicité. Dans mon esprit,  le FSA doit être vu non comme un terrain à prendre d’assaut et se partager, mais un champ d’activités unitaires à construire et préserver, un instrument commun à forger pour tous ceux, membres ou non de partis, qui ont choisi d’œuvrer ensemble à l’écoute de la société pour qu’elle évolue dans le sens de ses propres intérêts sociaux et démocratiques.

Il est naturel dans ces conditions que les débats, les campagnes d’animation, les efforts culturels et d’éducation dans les instances de ce mouvement  portent sur les grands projets de société. Avec néanmoins une différence par rapport aux approches  académiques ou de chapelles idéologiques (qui ont leur intérêt dans d’autres cadres). Le souci et l’ambition d’un Forum est plutôt la forte liaison avec les préoccupations vivantes et quotidiennes des citoyen(ne)s, en vue de solutions appropriées aux problèmes qui leur sont posés par leur vie et leur cohabitation en société. Le FSA pourra ainsi apporter une grande contribution au travail collectif de la société sur elle-même. C’est en soi une  fonction politique unitaire et mobilisatrice majeure, car jusqu’ici la société est trop considérée comme attendant ou exigeant que les solutions toutes faites lui tombent des du Ciel ou des autorités. Ainsi conçue, la fonction du FSA est bénéfique et rassembleuse tant qu’elle  ne cherche pas à se substituer au rôle spécifique des formations politiques ou en être un simple prolongement, une « courroie de transmission »

Nous avons là un champ fécond  d’activités communes ouvert à notre jeunesse à la base dans différents milieux sociaux. L’enjeu est de dépasser deux impasses  préjudiciables et symétriques, entre lesquelles la jeunesse algérienne navigue et rumine son impuissance. D’un côté la passivité empreinte de scepticisme et de désespoir, de l’autre côté les explosions spontanées, anarchiques et sans lendemain. Il appartient au FSA de ne pas laisser en friche le capital d’unité d’action, le formidable potentiel de mobilisation constructive que constituent les groupes sociaux dont les intérêts vitaux et immédiats se rejoignent alors qu’on fait tout pour les opposer les uns aux autres. S’il agit sur la base de leurs intérêts communs et en restant vigilant envers les diversions, le FSA est capable d’unir ceux qui resteront impuissants s’ils se laissent dresser les uns contre les autres : les hommes et les femmes selon leur mode d’habillement, leur itinéraire culturel, leur façon de vivre leur foi religieuse ou leurs convictions idéologiques, leur mode de vie « traditionnel » ou « moderniste », les jeunes selon leur langue maternelle ou de travail, selon leur statut social de salariés ou de chômeurs laissés pour compte, les « lettrés » et les illettrés, les couples désireux de naissances nombreuses sans contrainte ou de naissances volontairement assumées, les familles de « disparus » ou des victimes du terrorisme, les urbains et les ruraux, les « gens de l’Est », les « gens de l’Ouest », les « gens du Sud » et les « émigrés »,  etc. Se retrouver dans l’action unie, voila ce qui pourra faire avancer y compris les grands problèmes qui agitent et divisent en théorie et en pratique  l’espace politique.

 Excusez moi, chers amis du FSA de cette digression longue et d’apparence personnelle. J’ai voulu éclairer ma réponse à votre sollicitation. Je ne suis pas de ceux qui disent « les partis doivent partir ». Je ne récuse pas mais souhaite le rôle positif de partis quelles que soient leurs références idéologiques, s’ils oeuvrent pour les libertés démocratiques, pour les droits et la dignité de  l’Homme et des citoyen(ne)s, pour la justice sociale. Je considère du domaine du possible la formalisation de ma participation aux instances du FSA, mais à une étape ultérieure et souhaitable dans laquelle même .des partis en tant que tels pourront, dans la clarté et l’unité d’action, devenir partie prenante de l’élan du mouvement social et altermondialiste, comme cela a mûri et existe déjà dans certains pays..

Je vous souhaite les plus grands succès dans la voie de la mobilisation unitaire pour les objectifs communs que vous mentionnez. Croyez, dans tous les cas, à ma volonté  de poursuivre mon soutien et ma coopération en répondant à vos appels.

 Sadek Hadjerès

 


Baya nous écrit,

A propos de la lettre de SADEK

J'ai enfin la possibilité de revenir sur la "digression" (comme il la nomme lui-même) de Sadek Hadjerès concernant sa participation au FSA.

La teneur de son courrier me semble extrêmement importante, en ce qu'elle traduit bien, outre une grande désillusion et souffrance chez son auteur, l'essentiel des craintes et de la démotivation des membres les plus actifs des luttes passées dans notre pays. Pourtant, tant d'années se sont écoulées et le comportement destructeur, décrit par Hadjerès, continue à être au goût du jour, pas seulement en Algérie d'ailleurs.

C'est ce qu'il nous a été donné de constater lors des réunions de préparation du FSMagh à Bouznika et de l'ensemble des réunions "Migrants", tout au moins en France. C'est ce qu'il nous est possible de vérifier lors de nombreuses rencontres entre associations, lors desquelles l'esprit partisan, au sens le plus vil du terme, et la volonté de pouvoir prennent le pas sur tout le discours et les professions de foi idylliques des uns et des autres.

Nous avons été amenées ainsi à nous retirer de certaines activités, n'ayant plus l'envie, ni de temps à perdre dans des querelles de "clocher" insanes et pour des objectifs pour le moins inavoués. Nous voyons bien d'ailleurs dans quelle situation sont nos pays, tant sur le plan intérieur qu'au niveau mondial.

Sadek Hadjerès a raison d'attirer, une fois de plus, notre attention sur ces perversions du militantisme, qui ont cassé tant d'individus et tant d'initiatives. Ces comportements anti-démocratiques et destructeurs sont aujourd'hui encore à l'oeuvre et, desservant les espoirs et initiatives de réflexion collective et de changement, servent les intérêts de ceux qui tirent profit du statu quo et des intérêts bien compris d'un néo-libéralisme néo-impérial échevelé. Est-ce si innocent que cela ? Cela mériterait réflexion.

Dans le cadre des FS, comme par le passé sous d'autres formes, ces comportements nous attirent le mépris et la démobilisation du plus grand nombre, des populations, qui vivent l'oppression et la déshérence sociale et souvent ne se sentent pas concernées par nos élucubrations et nos conflits stériles.

Je regrette cependant la proposition de Hadjerès d'être "clandestin" au FSA et permettez-moi une remarque provocatrice certes, mais néanmoins concrète: les interventions en "sous-mains" ne seraient pas non plus bienvenues.

Très amicalement à tous,

Baya Benyahia

 

La Communication au FSA

Par Si Mohamed Baghdadi

 

J’ai envoyé à la fin du mois d’août une fiche méthodologique concernant les problèmes de la communication au sein du FSA. Tout le monde en connaît l’importance ; et il n’a pas été une rencontre ou une réunion qui n’ait vu des intervenants insister sur la nécessité d’informer et de communiquer. Le dire est certes important, mais  le faire, l’est encore plus. C’est la raison qui nous a poussé à proposer un programme pour 2007 et à demander non seulement l’avis de toutes et tous, mais surtout leur contribution.

 

Je sais que beaucoup sont absorbés par des tâches plus pressantes et souvent plus contraignantes que celles de la vie d’un bulletin ou d’un site Internet ; mais je me dis que si chacun(e) faisait l’effort de nous envoyer un paragraphe de 5 à10 lignes, pas plus, sur ce que fait son association ou son syndicat, nous nous connaîtrions mieux ; cela nous rapprocherait et nous unirait bien plus.

  

Quel programme pour 2006.2007 ?

                   et avec quels moyens ?

 

Quelles structures ?

n          Un Collectif Communication ?

n          Un réseau de correspondants au sein de chaque CLOA, comme déjà envisagé mais rarement mis en œuvre…

n          Un Comité de rédaction ( un en arabe et un en français) pour chaque publication, etc…

 

Quelles règles de fonctionnement ?

n          Problème capital de la langue :

o       nous continuons à paraître en français alors que la majeure partie de notre jeunesse maîtrise difficilement cette langue ( se reporter au CJM).

n          Participation de tous à la rédaction de nos publications.

n          Périodicité de parution, etc

 

Je n’ai évoqué dans cette fiche que quelques points qui m’ont semblé importants au regard de notre expérience.

 

De ce point de vue, est possible à chacune et chacun de contribuer à enrichir la réflexion et de faire des propositions en les accommodant non seulement de recommandations pratiques, mais surtout d’engagements concrets qui nous permettraient de sortir de la situation actuelle, loin de constituer une solution durable pour le FSA.

 

Dans l’attente de vos contributions, bien cordialement à toutes et tous.

SMB.

 

Depuis l’envoi de cette fiche une seule réponse nous est parvenue ! Je vous la livre.

 Elle est de Baya Benyahia

 

FEDA (Femmes et Développement en Algérie) participera volontiers au Conseil Méthodologique au cours de la rencontre prévue du 13 au 15/12/2006.

Merci de nous convier et surtout merci à vous de nous informer avec autant d'exactitude et de patience. Croyez bien que nous vous sommes infiniment reconnaissantes d'assurer cette fonction de lien et de communication, qui nous semble essentielle, même si, parfois, vous vous heurtez sans doute au silence de nombre d'entre nous, victimes de l'agitation quotidienne.

Vous savez aussi que nous avons fait la tentative de participer aux prémisses d'un FSMAGH, en nous investissant dans des réunions de migrants (en France) et auprès de vous (en Algérie). Malheureusement, pour ce qui est de la manière dont les choses se passent en région parisienne, il nous est apparu que certains groupes (ONG, individus, vieux militants en quête de reconnaissance,...etc...), persuadés de détenir toutes les vérités en matière de FSM, tiennent à garder la main. Nous regrettons que les choses se passent ainsi et aurions souhaité une meilleure ouverture au niveau de structures qui auraient pu avoir la possibilité d'ouverture requise, pour faire participer le plus grand nombre d'opinions et notamment les jeunes en difficultés ou issus des banlieues. Ce n'est pas le cas, à nos yeux.

Nous n'avons pas le souci d'être présentes pour une quelconque représentativité mais il est nécessaire de se regrouper à des fins concrètes et utiles et non pas pour reproduire à l'infini ce que, par ailleurs, nous étions censées dénoncer. Nous resterons dans une participation critique, afin d'éviter les consensus mous et la fuite en avant de quelques ambitieux dérisoires.

Je tenais à vous expliquer les raisons de notre silence depuis Bouznika, où clairement et malgré les dénégations, il y avait les "dirigeants" (ceux qui savent) et les autres (la plèbe, les gogos, la pâte qu'on modèle, moyennant quelques carottes).

Merci encore à vous de vous adresser à tous.

Très amicalement,

Baya Benyahia (pour FEDA)

Date de dérnière mise à jour :2006-09-28
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