UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE L'ENSEIGNEMENT ET DE LA FORMATION (UNPEF)
Les syndicalistes contestent la gestion des oeuvres sociales
L’Union nationale des travailleurs de l’éducation (UNPF) a tenu, hier, à protester contre la gestion des œuvres sociales et revendique «la protection de l’argent des travailleurs de l’éducation ainsi que l’ouverture d’une enquête sur la gestion des finances». Les représentants du syndicat ont organisé hier un rassemblement devant le siège des œuvres sociales, dans le but d’attirer l’attention du wali d’Alger et des responsables de l’académie sur le fait que le bureau des œuvres sociales doit être géré par des représentants élus par les travailleurs.
«Ceci n’est pas le cas depuis 1995 du fait que les œuvres sont gérées par un bureau de l’UGTA qui a été désigné sans que les syndicats du secteur aient eu leur mot à dire. Cette situation est illégale et n’est pas conforme avec l’article 34 de la décision ministérielle concernant la gestion des œuvres sociales. Pour cela, nous avons envoyé une correspondance pour attirer l’attention du wali d’Alger avant qu’il ne soit trop tard et qu’il donne son accord au bureau de l’UGTA», a déclaré hier M. Hamzaoui Aïssa de l’UNPEF. Ce dernier précisera par ailleurs que le bilan financier n’est pas connu depuis 1995. «Il faut mettre un terme à cette situation, la caisse doit être fermée et contrôlée. Il s’agit de l’argent des travailleurs. Il faut savoir que le budget annuel des œuvres sociales représente de 29 à 30 milliards de dollars de centimes par an. Il s’agit des cotisations des travailleurs», précise par ailleurs le syndicaliste. En vue de protester contre cette situation, une pétition a été lancée dans les établissements du primaire du moyen et du secondaire. Cette pétition dénonce ainsi «le mutisme des autorités devant la situation actuelle de la gestion des œuvres sociales». Les travailleurs revendiquent aussi l’ouverture d’une enquête sur les opérations effectuées au nom des œuvres sociales.
F. Zohra B.