LE CHANGEMENT,
Par delà les peurs et les dogmes !
Tout le monde en parle, le réclame et en glose à en perdre haleine ; mais rares sont ceux qui vous disent comment y parvenir, comment bouleverser l’ordre des choses et instaurer de nouveaux rapports de force favorables au changement.
Le changement : une volonté planétaire
Généralement les sociétés sont de nature conservatrice et les gens qui y vivent sont souvent hostiles au changement. Mais cette fois, le monde entier est gagné par cette fièvre.
D’ailleurs, c’est l’objectif premier de la mouvance alter mondialiste dont le mot d’ordre est, « un autre monde est possible ». Parce que celui que nous font les multinationales, obnubilées par le profit maximal, et soutenues par des Etats à leur botte, est loin de se soucier des dégâts causés à l’humanité entière et à son environnement, par leurs pratiques dévastatrices.
L’abstention : une action citoyenne
L’abstention massive qui vient de déferler, en vague de fond irrépressible, sur l’ensemble de notre pays, témoigne, en creux, de cette volonté partagée par trois algériens sur quatre. Cela fonde, qu’on le veuille ou pas, une conscience nouvelle de la force de l’action citoyenne, même si elle n’est ni organisée, ni concertée. C’est là un fond commun susceptible de servir de futurs mouvements pacifiques devant ouvrir la voie au changement, souhaité par l’ensemble des citoyens.
Mais il ne nous semble pas avoir été suffisamment mis en évidence qu’il s’agit là d’une véritable action citoyenne, de notable envergure, dont l’effet sur les échéances électorales sera déterminant à l’avenir. A commencer par les prochaines communales.
L’abstention : une révolution pacifique
Pour tous ceux qui s’interrogent sur le comment du changement, la préparation des échéances électorales quelle qu’en soit la nature, livre une première réponse de taille. Pour démontrer l’illégitimité d’institutions nées d’élections manipulées, rien de mieux qu’un boycott citoyen. C’est tout aussi pacifique qu’incontournable !
Partant du concept d’action citoyenne, rien de plus efficace non plus, que de suivre l’action des élus surtout lorsqu’ils sont le produit d’élections prévariquées.
Des Comités de vigilance Citoyenne
L’essentiel est de ne plus continuer à faire dans les pleurnicheries pseudo démocratiques, mais bien plus dans l’action organisée et coordonnée au sein de Comités de Vigilance Citoyenne qui auraient pour charge d’observer le travail des élus et leurs résultats. Pour cela, les citoyens et les intellectuels, doivent apprendre à juguler les peurs qui les handicapent et brident leurs mouvements d’émancipation. Ces peurs, dont le pouvoir a fait l’un des principaux instruments, de la mauvaise gouvernance le caractérisant.
Changer d’abord soi même !
Avant de demander aux autres de changer, avant de critiquer ce que les uns et les autres proposent - ce qui est utile- que chaque individu se pose une question fondamentale : qu’ai - je fais, concrètement, pour que les choses changent, d’abord en moi, puis autour de moi ? Au sein de ma famille, dans mon lieu de travail, au sein de mon immeuble et de mon quartier ? Car la volonté de changement lorsqu’elle est réelle peut emprunter les voies les plus diverses et les plus inattendues.
Comme cet espace d’expression que des femmes se sont offert au sein d’une galerie d’art pour dire les poèmes et les contes illuminant la grisaille de leurs jours. Que les initiatives démocratiques se multiplient et fleurissent, en dehors des sentiers battus et des œillères dogmatiques, la société ne s’en portera que mieux !
Le changement sera alors à portée de main.