FICHE PREPARATOIRE
DU DEFI ECONOMIQUE ET SOCIAL
DE FAIJA
La fiche préparatoire réalisée par Hamid Ait Amara, prend en compte la décision du CNR3 de domicilier le défi Economique et social à Faidja, et met donc l’accent, sur la question des ressources naturelles, que le CMT avait retenu, lors de ses premières réunions, comme l’un des axes fondamentaux de ce défi.
PROBLEMATIQUE
Le développement durable :
Pour une gestion responsable de nos ressources naturelles.
Il faut prendre conscience du caractère fini de nos ressources naturelles : eau, terres de culture, forêts, climat.
Le modèle capitaliste, désormais mondial, est fondé sur une expansion sans fin de la consommation.
La consommation des pays riches, 20% de la population et 80% des ressources, continue d’augmenter. Elle est bientôt rejointe par celle des nouvelles classes moyennes des pays émergents, comme le Chine ou l’Inde.
la recherche d’un modèle de développement soutenable et compatible avec la préservation de notre environnement naturel, constitue le vrai défi de notre temps.
L’ALGERIE FACE A LA MENACE DE L’EPUISEMENT DE SES RESSOURCES NATURELLES :
LE DIAGNOSTIC.
1 – La perte de la terre cultivable
L’Algérie est faiblement dotée en terres de culture : 0,23 ha par habitant (0,30 au Maroc et 0,50 en Tunisie), lorsqu’il en faudrait 0,60 ha pour couvrir nos besoins en nourriture.
Ce que nous produisons ne nourrit que le 1/3 de la population ; le reste est importé. On pourrait croire, de ce fait, que l’on prend grand soin des terres que nous possédons. Tel n’est pas le cas.
Du fait du déboisement nous perdons chaque année l’équivalent de 40.000 ha de terre. L’érosion, perte de la couche de terre arables des sols(1.05 à 9 tonnes hectares/an), fragilise le milieu naturel et dégrade fortement la productivités des sols (baisse de la fertilité).A ce constat, il faut ajouter le recul du boisement qui assure la protection des sols. L’extension de la propriété privée aux terres domaniales aura pour conséquence la pulvérisation de l’exploitation agricole.
2 – La dégradation des zones steppiques
Les zones des hauts plateaux couvrent 10 à 12 millions d’ha. Ce sont des zones d’élevage extensif livrées à l’accaparement de gros propriétaires de troupeaux qui ont une activité prédatrice.
De vastes territoires, Djelfa notamment, voient ainsi disparaître la végétation spontanée ; les labours qui stérilisent les sols sont partout en progression. Seule barrière entre le grand Sahara et le Nord du pays, la steppe des hauts plateaux est très largement dégradée.
3 – L’équilibre ressources en eau/ besoins : menacé
L’Algérie est un pays largement semi aride ; le volume annuel des précipitations est faible et la plus grande partie s’écoule à la mer au lieu de s’infiltrer.
De ce fait, les ressources en eau disponibles sont insuffisantes et la mobilisation des ressources ne couvre pas les besoins de l’agriculture, de la consommation des ménages et de l’industrie.
Il est clair qu’à l’avenir, le déséquilibre ressources en eau/besoins, ira croisant.
4 – Le réchauffement climatique
L’accentuation de notre climat semi aride, le rapport Stern remis au gouvernement britannique montre qu’il y aura des effets avant 2030 : deux ou trois degrés de moins, précipitations plus faibles, accroitront l’aridité de vastes territoires ; le nord de l’Algérie connaîtra de sérieuses difficultés pour son approvisionnement en eau.
5 – L’exploitation des hydrocarbures : quel partage entre les générations ?
en 2025, lorsque la génération née en 2000 entrera sur le marché du travail, nous aurons épuisé la moitié de nos réserves en hydrocarbures. Nous sommes donc déjà dasn la perspective de l’après pétrole.
Comment préserver l’intérêt les intérêts des générations futures ? Quelles règles de partage des ressources entre les générations ?
Faut-il comme les Norvégiens mettre de côté toutes les recettes d’hydrocarbures pour les générations futures ? En consacrer une part et laquelle ?
|