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CR FSM NAIROBI

Disons d’emblée qu’ il est impossible de rendre compte d’un événement aussi énorme que le FSM sous toutes ses facettes ; que le présent CR n’abordera que quelques aspects, retenus tout simplement pour l’intérêt qu’ils ont présentés pour le rédacteur.

 

Nous examinerons successivement les points suivants :

1 – Questions de sens

2 – Repères

3 – Le FSM dans la ville

4 – Alternatives et Ancrages

 

1 – QUESTIONS DE SENS

 

Avec le septième FSM il me semble que l’on vient de boucler une étape, et d’ouvrir les portes d’une nouvelle phase ; que l’on soit passé de la période de l’atermondialisme flamboyant, du romantisme altermondialiste, où tout semblait possible, à l’atermondialisme réaliste, soucieux de construire des alternatives, de tout mettre en œuvre et d’agir afin qu’elles fassent la preuve de leur crédibilité.

 

Six années de maturation qui ont vu progressivement monter les revendications et appels militants en faveur de l’action, sans que la part de la réflexion soit minimisée, bien au contraire. Déconstruire le monde , pour mieux le comprendre, continue à être - d’après ce que j’ai compris - une préoccupation centrale.

 

Cependant, maintenant que les pistes sont défrichées et ouvertes, que du Manifeste de Porto Alegre, paru après le 5° FSM, à l’Appel de Bamako, après le 6° FSM, l’on sent que le système prend forme et consistance. Les alternatives se précisent, ouvrant la voie à une action populaire complexe, multiforme et impatiente de voir intervenir de rapides changements. Elles indiquent, comme l’avaient pressenti les auteurs « Des limites à la compétitivité »[1], l’émergence d’une société civile planétaire ; ce que les rédacteurs de l’Appel de Bamako nomment « un nouveau sujet populaire historique ».

 

Comme l’indique le texte de présentation conçu par les organisateurs:  « Ce FSM de Nairobi 2007 sera l’occasion de présenter l’Afrique et ses mouvements sociaux, l’Afrique et son histoire ininterrompue de lutte contre la domination, le colonialisme et le néo colonialisme ; l’Afrique et son riche héritage de diversité naturelle, culturelle, linguistique et ethnique ; l’Afrique et sa réputation d’embrasser des communautés du monde entier ; l’Afrique et ses contributions à la civilisation mondiale, plus humaine et progressive. »

 

Une consultation, tenue de juin à août, a rendu possible l’identification de 9 objectifs généraux, autour desquels ont été organisées les activités proposées par les organisations qui participent du FSM. Ils se présentent come suit :


1. Construction d'un monde de paix, de justice, d'éthique et de respect des diverses spiritualités ;
2. Libération du monde de la domination du capital multinational et financier;
3. Assurer l'accès universel et durable aux bien communs de l'humanité et de la nature;
4. Démocratisation de la connaissance et de l'information ;
5. Assurer la dignité, défendre la diversité, garantir l'égalité de genre et éliminer toutes les formes de discrimination ;
6. Garantir les droits économique, social, humain et culturel, en particulier le droit aux soins de santé, à l'éducation, à l’habitation, au logement, au travail et au travail décent ;
7. Construire un ordre mondial basé sur la souveraineté, l'autodétermination et les droits des peuples ;
8. Construire une économie durable et centrée sur les peuples ;
9. Construire des réelles structures politiques démocratiques et des institutions avec la pleine participation du peuple sur des décisions et le contrôle des affaires publiques et des ressources.

 

Il s’agit là d’un « système », composé de neuf socles, permettant la lecture des luttes concrètes, menées par les mouvements sociaux de chaque pays, de leur imbrication ou interrelation, en réseaux continentaux ou intercontinentaux, de réflexion et d’action.

 

Car, l’une des principales caractéristiques de ce septième FSM, est d’avoir mis le focus, sur les actions et les luttes, au point que le thème fondamental retenu, est :

« Luttes des peuples, alternatives des peuples »

 

2 – REPERES

 

Quelques chiffres pour circonscrire une manifestation dont le gigantisme fait penser aux jeux olympiques :

 

Les participants

 

q       Plus de 150 pays participants.

q       Quelques 40.000 personnes, tous âges et tous sexes. La presse et les organisateurs parlent, aujourd’hui, de 60.000 ; mais le problème n’est pas là ; pas dans la quantité, mais dans la qualité de résistance de cet ensemble hétérogène.

q       Des centaines de volontaires ayant donné à la manifestation son cachet citoyen.

q       Les jeunes participants du Parlement du Peuple qui ont donné au FSM une dimension contestataire, révélatrice de la nouvelle classe de dirigeants politiques africains qui émergent, telle Wangu Mabatia jeune avocate kenyane qui a animé le mouvement de révolte contre l’ordre établi.

 

L’espace

 

q       Des salles de réunion aménagées à même les gradins du stade en tribunes basses, près de 2000 places, et tribunes hautes, environ 300 places, par porte. Une idée géniale !

q       Puis, des salles plus réduites, dans l’enceinte même du stade pour recevoir des ateliers plus petits.

q       Des espaces sous de grandes tentes, toujours dans les environs immédiats du  stade : pour les jeunes, les femmes, les droits de l’homme, etc..

q       Des espaces de restauration répartis à l’intérieur et autour du stade.

q       Des stands pour les ONG et organisations qui en avaient fait la demande ; ainsi, nos frères sahraouis recevaient leurs invités sous une tente, avec le verre de thé de l’amitié et de l’hospitalité.

 

Le temps

 

q       Plus de 300 événements au programme chaque jour, balayant les neuf axes principaux cités plus haut.

q       Chaque jour comportant quatre séquences, vous laissant tout juste le temps de souffler, et encore : 8.30-11.00h – 11.30 – 14.00h – 14.30-17.00h – 17.30 – 20.00h.

q       Au programme des activités culturelles : chants et danses, peinture, cinéma, poésie, etc.

q       Des activités se déroulant, parfois ou souvent, en même temps, vous étiez contraints à des choix drastiques.

 

L’Organisation thématique

 

03 jours furent consacrés aux activités autogérées ;

 

Ce qui veut dire que, chaque organisation ayant demandé l’inscription au programme général  d’une activité rendant compte de ses luttes ou de ses positions, prenait totalement en charge, avec le concours d’ ONG partenaires, l’organisation de cette activité : définition de la thématique, intervenants, modération, affichettes pour annoncer l’événement, information, communication, etc.

Le Comité d’organisation mettant à sa disposition l’espace où devait se dérouler l’activité.

Notre partenaire, la Fondation Rosa Luxembourg a inscrit quatre activités, sous formes de séminaires, durant les trois premiers jours.

 

01 journée fut consacrée à la construction d’alternatives et, partant de réseaux devant leur donner vie et suite.

21 pistes ont été arrêtées selon les demandes préalables, soit :

 

Eau – Education - Institutions nationales, internationales et démocratie – Paix et guerre – Habitat – Luttes des femmes – Dignité, diversité humaine et discriminations – Droits des hommes – Jeunesse – Souveraineté alimentaire et réforme agraire – Travail – Environnement et énergie – Santé – Connaissance, information et communication – Dette – Migrations Libre échange – Culture – Entreprises transnationales – Economie alternative.

 

Remarque : j’ai été étonné que le sport, phénomène économique, culturel et social par excellence, ne fasse pas partie des centres d’intérêt du FSM. Il y eut certes des marches et un marathon à Nairobi; mais au pays de Keino et de nombreux autres championnes et champions olympiques, on ne pouvait s’attendre à moins. Je me promets d’écrire au FSM pour faire une proposition dans ce sens.

 

01 journée à la restitution des travaux des vingt et un Collectifs et à la clôture de la manifestation, avec un marathon et une marche des bidonvilles, et un méga concert à Uhuru Park (Parc de l’indépendance).

 

Quelques remarques relatives à l’organisation

 

Avoir organisé un événement de cette ampleur est un remarquable défi et une performance incontestable. Le Kenya et L’Afrique peuvent être fiers d’avoir relevé l’un et réalisé l’autre.

Mais il n’empêche, l’œuvre humaine n’étant pas toujours parfaite, de relever quelques insuffisances. Cela pourrait servir un jour. Nous nous en tiendrons d’ailleurs à ce qui nous a paru essentiel.

 

Le principe de l’unité de lieu, de temps et d’action, qui semble avoir inspiré les organisateurs n’a pu être appliqué dans son intégralité ; puisque les lieux d’hébergement étaient distants de plus de quinze kilomètres du lieu de déroulement de la manifestation. Ce qui, la densité  de la circulation aidant, occasionna de préjudiciables retards, le matin.

Le stade olympique Arap Moi aurait pu être encore mieux utilisé si, au lieu de disperser les lieux de restauration et cafétérias en dehors de l’enceinte du stade – ce qui occasionnait des longs déplacements – ceux ci avaient été intégrés entre les différentes portes, les espaces et niveaux disponibles.

 

Information et communication

 

Le programme général des activités ne fut distribué que le deuxième jour ce qui fait que les deux premiers jours nous avons pratiquement navigué à vue.

L’organisation aurait gagné en clarté si des panneaux d’information avaient placés devant à chaque porte, en indiquant le programme général de l’espace en question et le programme quotidien des activités devant s’y dérouler.

La signalétique était ainsi nettement insuffisante.

Mais, là aussi, c’est une question de moyens que les organisateurs n’ont probablement pas eu.

 

Traduction

 

Les deux premiers jours le système prévu (système Babel mis en application lors du dernier FSE d’Athènes : une petite radio et une longueur d’ondes FM) n’ayant pas encore été installé (les petites radios n’ont été distribuées que le deuxième ou troisième jour), il fallut avoir recours à de la traduction militante.

Dans certains ateliers, nous formions des groupes linguistiques qui étaient dotés d’un traducteur bénévole. Dans d’autres, par contre, l’atelier fonctionnait totalement en anglais, et ceux qui ne pouvaient suivre, l’exposé ou les débats dans cette langue, en étaient pour leur frais. La langue n’est-elle pas ainsi la traduction parlante de l’hégémonie s’exerçant en d’autres domaines ? Au FSM cela était audible et perceptible à souhait.

 

Le financement de l’événement

 

D’après le peu d’informations dont nous disposions à ce sujet, le gouvernement Kenyan a participé ne serait-ce qu’en mettant à la disposition des organisateurs ses infrastructures, de toutes natures, et ses services de sécurité ; ainsi que  l’aménagement et l’équipement du stade et de son environnement.

 

Ont également participé au financement d’après la liste officielle des sponsors : des compagnies nationales comme la Kenyan Air Line, la Celtel compagnie de téléphone, la Cooperative Bank of Kenya, des fondations chrétiennes comme les évangélistes eed, et la Christian Aid, des pays comme la France, des fondations comme la Fondation Heinrich Böll ou Oxfam et l’agence suédoise de coopération pour le développement.

 

Ce fut malgré tout une grande manifestation de la pensée altermondialiste, une belle fête, toute de chaleur humaine et de convivialité.

 

3 – LE FORUM DANS LA VILLE

 

Il est impossible de parler du FSM, sans évoquer le contexte et la ville dans lesquels il se déroule. Dés la cérémonie d’ouverture, le contexte était déjà perceptible, avec les pancartes de fortune (une feuille de carton sur laquelle des mots d’ordre lapidaires, étaient écrits au feutre noir ou rouge) du Parlement du Peuple circulant  à travers la foule bigarrée, suscitant interrogations et réactions diverses. Sur certains cartons on pouvait lire : « 500ksch = Food for children for one week” et sur d’autres “ Food or Forum”; tandis que sur une troisième “ Feed children or chat with capitalists ? Though choice ? Only one choice ».

 

Un jeune moine, Ettore Marangini, 36 ans et franciscain de son état, tente de m’expliquer qu’il s’agit là d’un mouvement de trublions ; peine perdue, car depuis longtemps, nous savons que l‘Eglise s’est toujours rangée du côté des forces de l’argent. Je ne sais plus si cela vaut pour Ettore, si sympathique au demeurant, mais son plaidoyer m’a paru bien suspect ; à tout le moins surprenant, pour un homme d’église.

 

Un jeune m’apprend alors que le Parlement du Peuple est une organisation vieille d’une quinzaine d’années. Son but principal est la défense du peuple que les députés élus, oublieux de leurs promesses et pressés de faire rapidement fortune, ne défendaient plus que du bout des lèvres, et encore ! Les élections bidons et la corruption à tout va, nous connaissons ! Comme bon nombre de pays africains.

 

Le Forum des slums

 

Le parlement du peuple considère que les pauvres et les miséreux, entassés dans d’ignobles slums (bidonvilles) devraient être les premiers à mettre les pieds au FSM, au lieu d’en être rejetés par une mesure censitaire, à savoir payer 500ksch de droit d’entrée, sans compter les frais de déplacement jusqu’à Kasarani et la nourriture. Ils décident alors qu’un autre forum est possible à Nairobi, celui des sans droits. Le Forum des Slums, qu’ils avaient cru possible au cœur du FSM, et qui l’est devenu grâce à leur opiniâtreté. Ils ont dressé des tentes en plein centre ville à Jeevanjee Park, accessible pour tous, loué des chaises de plastique, installé sono et micro, arrêté leur programme et invité la foule à venir parler, surtout en swahili.

Chaque jour, matin et soir, un thème était mis en débat, comme par exemple :

q       La terre : politique de la terre et propriété au Kenya

q       Spoliation des terres du peuple au Kenya et ailleurs, en Afrique.

q       La sécurité alimentaire : solutions et pistes d’actions.

q       Privatisation, globalisation, et commerce international

q       L’habitat, bien être social et sécurité : obligations du gouvernement du peuple et de la communauté internationale. Perspectives, solutions et pistes d’actions.

q       Problèmes de l’emploi : syndicats, mouvements des travailleurs, et salaire minimum.

q       Socialisme et mouvements populaires à travers le monde, l’Altermondialisme et après ?

 

Un programme à la dimension des hommes ; à visage humain, centré sur les problèmes essentiels de l’ici et du maintenant, et non un programme pantagruélique, susceptible de décourager et noyer les esprits à la recherche de solutions concrètes pour des questions immédiates.

 

Le gigantisme du FSM, se voulant, peut-être, le reflet de la diversité et de la complexité du monde, n’est-il pas, en fait, une manière subtile de noyer le poisson, pour éviter de focaliser l’attention sur les vrais problèmes de l’heure, comme ceux  des guerres injustes menées en Irak, au Liban et en Palestine, ou les menaces pesant sur la paix et la sécurité dans le monde ou, plus simplement, la misère extrême, que nous avions sous les yeux, à Nairobi même, la ville aux 200 bidonvilles.

 

Le Kenya vu par le Parlement du Peuple

 

Le Parlement du Peuple c’est la voix des sans voix, des pauvres et des marginalisés, des « have-nots » ; les désavantagés, ceux qui n’ont rien ou pas grand chose et qui ont droit, comme tout humain, à la vie, à la nourriture, au logement, à la terre, à la dignité, à la sécurité, à l’équité et à la justice.

 

Il a dressé la carte du Kenya véritable qui nous apprend que :

q       80% de la richesse du Kenya est la propriété de 10% de la population.

q       60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté soit avec moins de 1 dollar par jour et par personne.

q       80% des terres arables sont entre les mains de 10% de la population.

q       100% des membres du Parlement kenyan sont des millionnaires incapables de comprendre la condition des pauvres.

q       Les multinationales font des billions de profit quand le peuple meurt de faim.

 

Le Parlement du Peuple a mené plusieurs campagnes pour libérer le peuple de carcan de pauvreté dans lequel il étouffe. Ces campagnes sont financées par des contributions volontaires, surtout après « UNGA for 30 schillings campaign », au cours de laquelle le ruban blanc (par référence au ruban rouge symbolisant la lutte contre le sida) a été adopté comme symbole de la lutte pacifique menée par le peuple pour de meilleures conditions de vie.

C’est une jeune avocate kenyane, Wangu Mabatia, qui a amené campagne avec d’autres militants et militantes du Parlement du Peuple, pour que les jeunes des slums entrent au FSM et s’y expriment. Opération réussie, surtout avec le marathon et la marche des slums qui, aux dires de plusieurs participants, s’ils avaient eu lieu avant le démarrage des travaux, auraient changé le visage et la nature de ce 7° FSM.

 

4 – ALTERNATIVES ET ANCRAGES

 

Sous ce titre, nous avons choisi de rendre compte de ce qui nous paru essentiel, conscient de ce que ce choix comporte de restrictif et d’arbitraire, à partir des événements et manifestations auxquels nous avons concrètement participés.

 

41 – Guerre, paix et libération des peuples

 

Une question centrale, débattue sous tous ses aspects, jusque et y compris, ceux la réconciliation nationale connus par de nombreux pays, l’Afrique du Sud et le Rwanda entre autres.

 

L’impérial colonialisme

 

Depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du « socialisme réellement existant», l’impérialisme et le colonialisme sont entrés dans une nouvelle phase de leur évolution. Les guerres menées tous azimuts par les USA, avec le concours d’ alliés consentants ou forcés, à travers la planète, en sont les formes les plus apparentes et les plus meurtrières.

 

Au cours du FSM, un séminaire de la Fondation Rosa Luxembourg mettant en évidence les connexions entre néolibéralisme, impérialisme et retour des guerres, a dévoilé les contours d’un système  totalitaire en voie de dominer le monde.

Démontant les mécanismes de la domination impérialiste, il met en évidence, le fait que le capital ne cesse de se donner les moyens, par la force des armes et de guerres dévastatrices et injustes, pour pomper les richesses du Sud. « Les flux de capitaux  du centre vers la périphérie ne servent qu’à organiser et maintenir les flux de la périphérie vers le centre » lit-on dans l’abstract présentant le thème à débattre ; car telle est la véritable nature du système ; et les fameux IDE, dont tout le monde se gargarise, y compris les dirigeants du Sud, ne sont rien d’autre que le moyen de faire croire que l’on aide des économies défaillantes, alors qu’en réalité l’on est entrain de les dépecer.

 

Nous avons donné le nom d’impérial colonialisme à ce système, s’agissant d’un nouveau stade de colonisation de la planète. Les guerres sont le désastreux révélateur de ce système, qui se drape dans les habits de la vertu pour se dédouaner et se donner bonne conscience aux yeux du monde, alors qu’il ne vise rien moins qu’à imposer sa totale hégémonie, sans se préoccuper de la destruction de l’homme et de son environnement.

 

Hégémonie assurée par les moyens colossaux de l’économie et de la finance, de la science et de la technologie, d’un système médiatique et culturel imposant à toute la planète, le « way of life américain », sa manière de penser et de vivre et enfin, une force de frappe militaire incommensurable, mais dont la vulnérabilité, face à la guerre de guérilla, a été mainte fois révélée, au Vietnam et ailleurs. Aujourd’hui, en Irak, au Liban, en Palestine, en Afghanistan et, demain, en Iran ou en Syrie, pour assujettir le Grand Moyen Orient où les américains et leurs alliés, veulent installer la liberté et la démocratie à coup de bombes et de napalm, alors que ce qui les intéresse n’est rien d’autre que la main mise totale sur les ressources énergétiques de la région.

 

La réalité fondamentale du monde est là ; dans cette vision unilatérale que l’on veut imposer par la force à toute la planète uniquement pour le profit maximum et le bien être d’ actionnaires nantis, alors que la raison commande que soient défendues et préservées les valeurs humaines porteuses de l’avenir de toute l’humanité.

 

Les guerres actuelles

 

Nous avons rendu visite à l’atelier sur la Palestine et nous y avons proposé une action, ici et maintenant, « une heure de solidarité avec la Palestine », en invitant les participants à s’interroger sur les causes du recul de la solidarité avec ce pays frère, à commencer par les Palestiniens eux mêmes. La proposition s’est perdue, je pense, dans le flot d’autres initiatives et d’autres propositions ; ainsi que des manifestations organisées dans l’enceinte du stade par plusieurs ONG et mouvements sociaux divers : Guinée, Inde, Brésil, Kenya, Palestine, etc .

Si l’un des buts du FSM, proclamé par la Charte des Principes de Porto Alegre est, entre autres, de rendre visibles les luttes sociales menées par des citoyens du monde à travers la planète, pour défendre et réclamer leurs droits, pourquoi ne pas organiser une journée de manifestations publiques, au milieu du peuple qui reçoit le forum, et non à l’abri des regards du peuple, que l’on a voulu tenir à distance, en installant les tentes du forum dans un stade verrouillé par cordons de police et patrouilles militaires.

 

La lutte du peuple sahraoui a aussi drainé du monde. Les « services marocains » étaient présents, au point de provoquer un incident, au cours de l’un des ateliers consacrés à la question. La police a du intervenir à la demande de l’un des organisateurs espagnols de l’atelier. Dans l’après midi, Chico Whiteaker, l’un des fondateurs du Forum, est passé pour une dizaine de minutes, au cours de l’activité programmée, pour lancer un appel au calme et au respect des opinions des uns et des autres.

 

La réconciliation nationale

 

Plusieurs ateliers furent consacrés à cette question, notamment par les africains du sud et les rwandais. Des contacts que nous avons eu à ce sujet, il apparaît avec évidence qu’il ne peut y avoir de réconciliation véritable et durable que si certaines conditions ne sont pas remplies :

q       Ne pas traiter victime et bourreau de manière indistincte, et les mettre sur un pied d’égalité, comme nous l’avons fait en Algérie.

q       Pas de réconciliation sans pardon de la part des familles des victimes.

q       L’Etat, représenté par  l’intermédiaire du Ministère chargé de la justice, se doit de prononcer le droit, sans le respect duquel l’opération est vouée à l’échec ; et sans lequel il n’y a pas d’Etat de droit.

 

Les rwandais nous ont appris comment ont fonctionné les tribunaux « Gacaca » ou « justice on the grass », en faisant appel aux structures traditionnelles de leur société - sorte de djemââ - sans avocat et avec système auto défense, par accusation publique ; l’essentiel étant de dire et reconnaître la vérité, sans que n’intervienne de sanctions. Beaucoup de difficultés ont été rencontrées dans la mise en œuvre de ce processus, notamment pour les femmes violées qui, généralement, n’osent pas prononcer d’accusation publique.

 

42 – Renouvellement de la pensée

 

Affirmer qu’un autre monde est possible exprime la volonté de changement face aux inégalités portées par le néolibéralisme, mais aussi et surtout, la recherche d’une autre pensée pour comprendre et construire une alternative féconde.

Déconstruire les mécanismes et les rapports de domination, trouver des voies nouvelles et se libérer des formatages dans lesquels les «habitus » - selon l’expression de Pierre Bourdieu - enferment l’homme, explorer, après l’essoufflement de la pensée libérée et libératrice, parce que dominée par la pensée impériale colonialiste, ne chantant que louanges et bienfaits du néolibéralisme, par journalistes et hommes politiques confondus, ne pouvait qu’annoncer le retour-recours à l’une des pensées les plus percutantes du tiers monde, celle de Frantz Fanon.

Pas assez écoutée ou insuffisamment exploitée par « les damnés de la terre » jusqu’à la fin du 20° siècle, elle est de nouveau à l’ordre du jour, à nouveau entendue. Elle fait  désormais l’objet d’une minutieuse exploration, pour permettre une meilleure compréhension des rapports de domination, situer la place de la résistance à l’ordre dominant, et de la violence pour renverser l’ordre des choses et modifier les rapports de force dans un monde miné par les injustices, les inégalités et le mépris des valeurs humanistes et des peuples.

Cette pensée renaît non seulement en Afrique, mais étend son influence jusque en Amérique Latine où, dernièrement, le Président Evo Morales s’en est inspiré pour nourrir son discours d’investiture à la magistrature suprême.

C’est dans ce processus de recherche de ce qui, dans la pensée moderne, peut faire pièce à la domination unilatéraliste de la pensée néolibérale qu’il faut comprendre la création du réseau Frantz Fanon ou de la Fondation qui porterait son nom et serait animée par sa fille, Mireille Fanon.

Face à l’unilatéralisme de la pensée néolibérale, face à la pensée unique, impériale colonialiste, que l’on veut imposer au monde, la pensée fanonienne se dressera désormais,  et appellera à la résistance de damnés de la terre de plus en plus nombreux et de plus en plus précarisés.[2]

 

Par ailleurs, nous avons perçu des frémissements significatifs au sein de la pensée altermondialiste avec le Manifesta de Porto Alegre et l’Appel de Bamako ainsi que le développement de la pensée ecosocialiste.

Il nous a été donné de suivre l’intervention de Pedro Imbo (Brésil) en faveur du développement de cette pensée qu’il considère comme transversale et stratégique, car pour lui, « la lutte des classes est liée au développement de l’environnement ». Il considère que la privatisation des ressources naturelles constitue l’un des pôles les plus importants des luttes futures parce qu’elle articule et intègre, toutes les dimensions du développement humain. C’est dans cette pensée ecosocialiste que la gauche trouvera les raisons de son unité et de son redéploiement en défendant les droits fondamentaux des humains : droit à la vie et à la diversité biologique et culturelle.

 

43 – Sauvegarder les ressources naturelles

 

Avec l’épuisement criminel des ressources naturelles programmé par la machine néolibérale, c’est dans ce domaine, plus que dans tout autre, que l’on prend conscience des dangers courus par la planète.

Privatisation de l’eau devenue l’une des sources d’exploitation les plus éhontée, désertification avancée des terres arables, extension de l’utilisation des OGM, pollution avancée de l’environnement et des mers, conséquences encore incalculables du réchauffement de la terre dont on commence à peine à mesurer les effets dévastateurs, le processus des calamités, est en route. Seules la volonté et la résistance organisée des hommes pourront arrêter, ce qui nous est toujours présenté sous le signe de l’inéluctabilité.

 

Mathieu Savadogo du Burkina Faso nous a parlé des dangers désormais connus des OGM, tandis que Moussa Tchenguere, du Niger, affirmait que l’eau était l’enjeu majeur du 21° siècle, dés lors que 60% de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable. Il s’élève, à juste raison, contre l’argumentaire fallacieux développé par les experts de la Banque Mondiale ; à savoir que la privatisation de l’eau évitera son gaspillage et rendra les populations plus soucieuses de sa préservation.

 

C’est la même idée que les technocrates du FMI vendent à travers la planète et imposent dans le cadre des Programmes d’Ajustements Structurels (PAS). La privatisation c’est l’accroissement incessant du prix de l’eau pour la distribution de laquelle l’Etat a investi des sommes énormes pour mettre en place le réseau d’adduction des eaux dont l’exploitation est confiée à une société multinationale, sous prétexte qu’elle saura mieux le faire que les nationaux. Et, tandis que les pauvres se saignent pour payer leurs factures d’eau[3], la multinationale – Vivendi, Suez ou la Lyonnaise des eaux- ne cesse d’engranger des profits pour lesquels elle n’a pratiquement rien investi. Il faut revenir à la société nationale des eaux pour gérer un bien commun.

 

Dans cette perspective nous avons pris les contacts nécessaires pour faire partie du réseau animé par le Collectif de Moussa Tchenguere, qui commence à s’étendre à l’Europe, notamment en France, où une association intitulée EAU (Elus, association usagers), soutenue par Danielle Mitterrand, vient de voir le jour à Varages. Son but est de fédérer les actions des élus et des usagers dans une dynamique unitaire.

 

Le mouvement des paysans sans terre du Brésil comptant 1.500.000 adhérents, avec Christina De Campos comme animatrice charismatique, se bat pour les même droits : lutte contre la privatisation des terres, contre les OGM et la privatisation de l’eau. « la terre est notre espace de production de la vie » dit Christina. Les Boliviens ont articulé toutes leurs luttes autour des problèmes de la gestion des eaux.

 

Autour de ces mêmes problèmes, se posant ici et là, à travers la planète, certes de manière différente, des pistes sont explorées, des solutions sont construites, et des alternatives apparaissent. Elles sortent les femmes et les hommes de leur solitude et sont la preuve vivante que quelque chose de nouveau est en marche, à travers ces luttes multiformes, riches d’une variété d’expériences, tissant des réseaux de solidarité à la base et non plus dans les bureaux calfeutrés des organisations et institutions internationales.

 

44 – Education, culture et communication

 

Ces questions ne sont pas demeurées en reste, bien au contraire, elles donnèrent lieu à des manifestations qui ont marqué ce FSM7.

Je pense surtout au regroupement des femmes artistes qui fut, durant une matinée, un haut lieu de création qualitative et d’intense émotion.

Des films furent projetés, notamment dans l’espace slum, où un court métrage sur la vie d’un Kid en bouleversa plus d’une et d’un.

 

La communication fut surtout dominée par la floraison des radios libres et l’on se demande comment au Niger comme au Mali, les journalistes parviennent à poursuivre leur mission et à offrir à leur peuple les moyens de s’exprimer, tant sur les  questions majeures que sur celles de la vie quotidienne, qui ne le sont pas moins du reste.

 

Le Forum Mondial de l’éducation permit la création d’un réseau au sein duquel se trouve insérée l’ANADDE en tant que partenaire à part entière.

 

Voici l’essentiel du texte du réseau intitulé :

proposition d’action, le droit d’apprendre.

 

Considérant que :

q       le droit d’apprendre est un droit fondamental, un pré requis pour tous les autres droits

q       les femmes et les hommes ont le droit et la responsabilité de se former et de s’améliorer pour devenir des citoyens créatifs

q       toutes nos batailles pour le genre, le droit à la santé pour tous, contre toutes les formes de discrimination, les droits des migrants impliquent et exigent une solidarité sans faille, afin que les mouvements d’éducation travaillent ensemble et en relation avec les autres mouvements sociaux, pour le plein exercice du droit à l’éducation, tant pour les enfants que pour les adultes.

Dans cette perspective, nous avons besoin de renforcer notre réseau en tant qu’espace de dialogue entre les différents modèles d’éducation et de promouvoir le rôle de l’éducation pour le renforcement de la solidarité humaine…

et de faire de l’année 2008, l’année de l’éducation, en participant à toutes les actions programmées en janvier et en avril.

 

En guise de conclusion…parce que tout reste ouvert…

 

Nous en sommes à la septième édition d’un événement planétaire venu donner l’illusion aux tenants d’un projet humaniste centré sur le développement de l’homme, que le vide laissé par le « socialisme réellement existant » allait être comblé.

 

Lorsque nous avons traversé les slums de Nairobi, le dernier jour du FSM, il était impossible ne pas se poser la question : à quoi sert le forum et tous les autres fora auxquels il a donné naissance à travers les continents, les régions et les pays et certaines fois dans des villes et des localités devant tant de misère ?

Comment se contenter seulement de réfléchir, de déconstruire la pensée dominante, lorsque la misère parle d’elle même et n’a pas besoin d’avocats, révèle en un seul et même mouvement, les victimes et les bourreaux et définit les tâches de l’heure à accomplir par toutes celles et tous ceux qui savent ?

 

Après Porto Alegre 5 et Bamako, deux textes ont été rédigés et approuvés :le Manifeste de Porto Alegre et l’Appel de Bamako. Ils balisent et inaugurent la nouvelle phase qu’aura à vivre le mouvement : celle du réalisme et de l’action, après le romantisme des premières années.

 

L’étape au cours de laquelle les réseaux constitués lors du FSM7, vont enfin donner aux militants voulant agir et pas seulement réfléchir, les pistes d’un système nécessitant un minimum d’organisation ; organisation qui comportera certes des risques de bureaucratisation et d’émergence d’une classe d’apparatchiks risquant de confisquer le mouvement à leur profit ou de ceux qu’ils servent, mais qui n’en sera pas moins indispensable au développement du mouvement.

 

J’ai écrit, le dernier jour, dans le feu de la révolte devant l’atroce misère des slums, que j’avais l’impression que nous étions floués quelque part, servant d’alibi, de décor et de faire valoir ; que la spontanéité et l’angélisme de participants convaincus, étaient manipulés par les vicaires de l’ordre dominant. Il me semblait que tout ce grand cirque ne servait qu’à donner l’illusion que l’on faisait la révolution, en un grand mouvement de solidarité entre le nord et le sud. Mais aujourd’hui, je m’interroge : et si cela n’existait pas ?

 

J’ai été étonné par le grand nombre d’ONG religieuses, alors que les principes de la Charte sont clairs de ce point de vue ; tout autant qu’ils interdisent la présence des partis politiques tout en la tolérant « intuite personne ». C’est d’ailleurs grâce à l’argent des ONG que les participants se retrouvent ainsi, une fois l’an, pour débattre de l’ordre du monde, des inégalités qui le défigurent et des violences qui l’agitent et le traversent.

Il s’agit là d’une question fondamentale dont il convient de débattre en toute transparence ; tout autant qu’il faudra se pencher sur la composante sociale et professionnelle des fora.

 

Se poser d’autres questions : pourquoi un Forum Civil Européen ? Pour quels desseins ? S’agit-il de donner un enracinement social à une communauté technocratique au service du  néolibéralisme, et acheter ainsi l’assentiment des société civiles ; donner une légitimité que les élections ne confèrent plus aux parlements, transformés en caisses enregistreuses de directives biscornues, loin de servir les intérêts de la masses des  travailleurs. 

 

Toutefois, par delà toutes ces interrogations, il me reste une certitude : si ce forum n’existait pas, il aurait fallu l’inventer.

Car le monde a besoin de cet espace pour continuer à croire que le changement est possible, que le rêve est encore de ce monde, que les sans voix peuvent avoir le droit de se faire entendre, et que les militantes et militants du Parlement du peuple du Kenya pourront un jour se mettre au service exclusif de leur peuple.

 

 

 

Si Mohamed Baghdadi

Le 5 février 2007

 

PS – J’ai pensé que ce Cr ne serait pas complet sans le journal express de Nairobi et le CR de l’escale au Caire.

Les voici…

JOURNAL DE KHADIJA

Chers amis

 Les journées sont très riches en thèmes tout y est débattu éducation culture de paix environnement décolonisation et tout le monde est persuade qu’ il faut que ça change

La question est comment y arriver ? Faut il nous convaincre nous mêmes ou faut il convaincre les décideurs ?

Ces forums annuels sans passer à des actions concrètes sont a mon avis à repenser. Toujours est il qu’ ils sont une opportunité pour rencontrer des ONG d’ établir des contacts pour travailler ensemble en y intégrant le plus de jeunes possible.
Demain une réunion avec Amin Samir est prévue ainsi qu’ avec des femmes pour une concertation face aux accords Europe Afrique et l’avenir de l’ agriculture en Afrique.

Le dernier jour

 

 Ce giga événement prend fin aujourd’ hui. Des milliers de personnes venus pour changer le monde vont s’ en aller ; mais le monde continue de dériver. Très belle mégapole que Nairobi du centre ville, mais effroyable la vie des trois quart de sa population. Baghdadi a tout dit, sauf que la condition humaine des Kenyans, c est surtout faute à la mauvaise gouvernance. Toute la population parle de corruption de passe droits d’ arrogance du pouvoir en place et  je crains fort que nous nous retrouvions bien vite dans pareil enfer si nous ne luttons pas pour changer notre monde de dedans. Je pense comme toi Fatah que c ‘est dans l’ Algérie d’ en bas que le travail doit commencer

à très bientôt    Khadija

LE JOURNAL DE RAFIK

CR de la journée du 21 janvier 2007 , FSM , NAIROBI :
8h30-11h00 :  (young people as actors of change) par
un groupe Ethiopien : ils ont parle des points suivants :
q       la mortalité des femmes.
q       SIDA et rôle des associations.
q       Le kidnapping des jeunes filles.
q       Le problème de l ‘éducations, la drogue , la violence sexuelle envers les femmes , chômage , …etc.
q       Pour trouver des solutions réelles pour les
q       problèmes des jeunes , ils doivent être au parlement .
q       Comment les jeunes (étudiants autres) peuvent
q       changer la société.
q       Culture ou nourriture .
q       Culture ou les armes.
11h30-2h00 : (maitrise publique pour le développement)
social) par un groupe Français et Nigérien : ils ont
parle des points suivants :
q       les collectivités locales et construction d
q       alternatives.
q       Comment construire un espace public.
q       La fiscalité on paye les impôts mais que fait l’Etat avec cet argent.
q       Comment choisir la démocratie pour un peuple 
q       OMC , Bank mondiale.
q       Comment construire une société.
q       Démocratie et résistance.
2h30-5h00 : (forum social congolais une expérience) :
ils ont répondu aux questions suivantes :
définir la société civile.
Subvenir aux Besoins de la société civile ou
utilisation des ONG pour arriver au pouvoir.
Il y a toujours un compromis avec l’ Etat.
La place des jeunes dans cet espace.
5h30-8h00 : (les travaux de Franz Fanon) : par L’espace MARX : ils ont parle de :
q       La vie de Franz Fanon.
q       Exposition de ces théories sur la psychiatrie.
CR journée du 22 janvier 2007, FSM ,NAIROBI:
salut mes amis , faite vos propositions: comme celle des enfants qui meurent à EL GHELTA. et la participation des étrangers aux 4 défis. merci
8h30-11h00 : les medias et les alternatives (NIGER :
RADIO ALTERNATIVE) on a parle de: 
q       Joindre l’ attractif a l éducatif (forum radiophonique).
q       Sensibilisation de la société profonde .
q       Se rapprocher du citoyen pour l’ aider à régler ces problèmes.
q       L’ expression en 4 langues.
q       Faire du  journalisme public et aider à l’ engagement
q       de la société civile.
q       Il faut pousser les jeunes à créer leur propre  RADIO.
q       la monopolisation de la parole par la majorité.
11h30-2h00 : APE (Economic Partnership
Agréments),mobilisation sociale , rôle des jeunes
(MAX VANDENBERG: députe européen et opposants) on a
parlé de :
coopération SUD-SUD , SUD-NORD.
L Afrique un marche pour les déchets   européens.
Les dangers de la libéralisation.
La corruption en Afrique 
L’ agriculture en Afrique.
Les négociateurs.
APE : nouvelle forme de colonisation.
2h30-5h00 : 
1)         sport for peace : 
-le rôle des athlètes dans la sensibilisation.
 2)construction de mouvement : Africa and the
global movement for the abolition of foreign military
bases , against war and militarization. (Un groupe
international):
- la mobilisation de la société civile Italienne
contre la présence des bases américaines en Italie n’est pas forte.
- se mobiliser pour faire respecter les droits de l’Homme.
- la forte mobilisation du Costa Rica contre l’installation des bases Américaines dans l’ Amérique Latine.
- la dénonciation de l’ occupation Américaine en IRAK.
- La dénonciation de la présence des bases américaines au KENYA.
- il faut se battre pour les droits sociaux et autres.
- dénoncer la guerre psychologique menée par l’ oncle SAM notamment la programmation intellectuelle menée par HOLLYWOOD (le cinéma américain).
- dénonciation de la présence des bases américaines au Japon au moyen orient et en Afghanistan.
5h30-8h00 : youth mass student : (par un groupe Sud
Africain et canadien) :
-conditions des étudiants en Algérie, Kenya, Zimbabwe, France, Brésil,…. Et on a proposer d’ organiser un camp de jeunes Afro-méditerranéen, en Algérie pour 2008.
Donnez vos points de vue mes Camarades.
On a fait plein de contacts. Fin de journée. Carpé diem !
CR de la journée du 23 janvier 2007 , FSM , NAIROBI :
8h30-11h00: ANSA : lternative Neo-liberalisme of Suth
Africa (Rosa Luxembourg):
Le débat été sur le livre (the search for sustainable, human développent.):
q       -il faut construire une autre globalisation .
q       -donner l’ opportuniste aux peoples de se développer.
q       -Lutter contre la marginalisation des femmes et des
q       jeunes.
q       -Contre la privatisation.
q       -L agriculture et les manufactures et les alternatives.
q       -Le marcher du travail .
q       -Le rôle des syndicats.
q       -Développer l’ industrie sur de bonnes bases.
q       -Il faut aller vers les travailleurs et les éduquer.
11h30-2h00: quand l Europe incite les dirigeants
Africains à la trahison et à la corruption: ( forum
pour un autre Mali, TRAORE):
-la présence des européens aux élections.
-La solidarité Afrique-Afrique.
-C’ est la faute aux européens ou aux africains.
-Arrêter d’ être irresponsable et de jeter la fauta sur les autres.
-On doit plutôt parler des enfants qui meurent un peu
partout en Afrique.
-Respecter les partenaires du nord.
-On doit revoir les définitions : démocratie,  dictature, et autres.
-Laisser le people décider du sort de son bourreau (SADDAM,…).
-FMI,BANK MONDIALE,OMC.
-Le développement d’ un pays se fait en développant les individus.
-Comment devenir chef.
-La manipulation génétique des moustiques par les USA et leur introduction au MALI et le marcher du vaccin et de l’ expérimentation humaine.
2h30-5h00: OMC : quelle régulation pour les marchés.
Les APE (les accords de partenariat économique): ONG
DEVELOPPEMENT SUD.
-l’ impact sur l agriculture Africaine .
-le commerce international n a pas augmenter le développement des pays africains.
-Il ya eu diminution de la production agricole dans les pays africains a cause des importations après l’ ouverture du marché international.
-Le seul moyen de protéger l’ agriculture est de maintenir les taxes sur les importations des produits  du NORD.
-S’ organiser pour pouvoir mieux lutter contre le marché néolibéral.
5h30-8h00: actions de masses et le seul chemin pour combattre poverty (ONG, STOP WAR):
-la mobilisation des masses permet d’ être une force de proposition d alternatives.
-Il faut responsabiliser les peoples par les ONG et non pas faire le travail a leur place.
-Les ONG réformateur des systèmes.
-La réconciliation en Afrique du sud a détruit l’espoir d’ une ère nouvelle en Afrique du sud (en Algérie aussi).
-Il ne faut pas ce réduire au combat économique (employ,…) il ya aussi le combat politique.
-Pour avoir un mouvement solide il faut avoir une couche intellectuelle et une couche ouvrière.
Commentaire : au moment ou je vous écris il ya une bagarre entre les autorités locale et la population kenyane. J’entends des cris et des bruits de cassure ; demain je vous communiquerai la suite, nous on est bien protégé.
Carpé diem !
Le dernier jour
salut, j espère que vous allez bien, nous a NAIROBI on
va très bien, comme aujourd’ hui il n y avait pas d’
atelier, mais on a commencé à travailler, il y avait un
séminaire sur le pillage des ressources minières en
Afrique et plus précisément au NIGER : par le groupe
RADIO ALTERNATIVE:
 EN 2003 BUSCH a accusé le Niger de vendre de l’URANIUM à SADDAM, en sachant que tout l’ URANIUM du NIGER va en FRANCE -AREVA-, c est encore une HOGRA de la part des AMÉRICAINS, et ce la veut dire que pour atteindre les FRANÇAIS en utilise les pays de l’AFRIQUE,
- Après 36 ans de pillage AREVA donne 11 milliards pour la lutte contre le SIDA alors qu’ elle réalise 250,000 milliards de dollars en contrôlant tout le marché de l URANIUM au NIGER,
- Il faut que les associations proposent des actions réelles pour lutter contre cette colonisation qui est à peine voilée,
- le NIGER doit avoir sa souveraineté , il doit vendre son URANIUM en toute liberté ; car maintenant, c est AREVA qui décide, et mémé cet argent donné d’une main est repris d’une  autre manière,
On a fait aussi ce qu’ on a appelle la connexion NORD- AFRIQUE-SUD AFRIQUE avec les jeunes sud africains, et c ‘est une collaboration très riche dans tous les domaines que j exposerai en rentrant au pays, et on tisser de très fort liens avec presque tous les pays présents ici dans ce FSM,
MERCI MES AMIS ET A TRÈS BIENTÔT, Carpé diem !
 
JOURNAL DE BAGHDADI
 

Le premier jour

La cérémonie d`ouverture du FSM7 vient de se terminer. haute en couleurs, en chants et danses, comme toutes les cérémonies se déroulant en Afrique. Cela nous change de toutes les cérémonies académiques où rien d`imprévu ne survient.
De la police partout, des militaires aussi pour encadrer une foule dense et bigarrée forte de prés de 15.000 personnes. Nettement moins que les autres éditions. Des discours de la part de représentants  de tous les continents. un peu les mêmes thèmes et les mêmes mots d`ordre; est-ce que la machine commence à se gripper?
Nous y verrons plus clair demain, lorsque les travaux débuteront.
Deux interventions ont marque cette ouverture; celle de Leila Mokadem de Palestine qui a su trouver les mots justes pour soulever l`émotion et les applaudissements. Celle de l`ancien Président de la Zambie, Kenneth Kaunda. Pourquoi les organisateurs ont-ils programmé une intervention lue avec difficulté voulant traiter de tout et qui finalement est passée par dessus la tète des spectateurs. A éviter absolument parce que cela n`apporte rien d`autre que l`ennui et le rejet; surtout lorsque cela dure plus de une heure et quelques minutes.
Nous avons passé notre temps a prendre des contacts; je vous en parlerai demain, puisque nous devons aller rejoindre nos amis de la FRL.

Le deuxième jour

Aujourd`hui ce fut, pour moi , la journée du Sahara occidental et de l`Afrique du sud qui ploie sous la misère ; les gens sont expulses de leur logement pcq ils ne peuvent plus payer, on leur coupe l`eau sans autre forme de procès. parce l`eau a été privatisée et que les multi ne font pas de quartier.

ce matin, il y a eu bagarre entre marocains et sahraouis. Provocation marocaine; la police est intervenue a la demande d`un délégué espagnol. Quel Maghreb est donc possible lorsque le pétrole sahraoui est l`objet des convoitises du monarque.

j`ai découvert une autre dynamique algérienne, le réseau forum social avec plein d`honorables; je vois que notre mot d`ordre a du succès et que nous sommes sur la voie des mille fora.

Frantz Fanon connait un engouement étonnant; tout le monde s`y intéresse; cet après midi un séminaire lecture de Fanon, organise par l`Ecole nouvelle, en plusieurs ateliers qui a attire beaucoup de jeunes qui découvre une pensée, lors que tout le monde pense.

Droits de l`homme et les accords entre la communauté européenne ; un désastre pour l`Afrique; un réseau de résistance se constitue. mais ce sont les gouvernements qui sont de plus en plus fortement interpelles.

Ps Yasmina Chouaki est dans les murs et elle a secoue le cocotier dans une rencontre sur la réconciliation.

Troisième jour

journée fertile en incidents.

D`abord avec les citoyens du Parlement du Peuple une organisation datant de prés de 15 ans et se voulant le vrai parlement du peuple parce qu`elle considère que les députés élus sont tous corrompus et ne représentent plus le peuple. ils sont intervenus lors de la cérémonie d`ouverture en se présentant avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire ; avec 500Kshiling prix du transport à Kasarani , lieu de déroulement du FSM on peut faire manger un enfant durant une semaine, alors la question et la réponse sont simples ; Forum or Food.

ils ont organisé, seuls et avec leurs moyens, un Forum citoyen, en plein centre ville, afin les gens puissent suivre leurs débats. ils parlent en swahili, la plupart du temps : la langue du peuple. ils semblent avoir beaucoup de succès, on le serait a moins, ce matin ils ont décidé d`investir le FSM et ont rencontre la police à l`entrée.

Plusieurs altermondialistes, 200 a 300, les ont soutenu. Les policiers ont arrêté un jeune et l`ont conduit au poste de police du stade, sous prétexte qu’il m`avait pas de badge; un comble en plein FSM. Manif à nouveau; et des centaines de badges ont été distribues a qui voulait entrer. Sous la pression du peuple altermondialiste, le jeune a été libéré.

Ce soir je vous parlerai de la Guinée et de la manifestation organisée pour protester contre la mort de 20 grévistes par la police du président Laminzana Conte.

 

Aujourd`hui, en plus du parlement du peuple, dont il sera question plus longuement dans le CR final, participation à une manif de solidarité avec le peuple guinéen en grève depuis quelques jours. Deux comparses du président, un homme d`affaires et un ancien ministre, détournent plus de vingt millions de dollars; une misère en comparaison avec les 7 milliards de notre golden boy national et ses comparses. Ils sont mis en prison. Puis après avoir donné son accord Laminzana se rend lui même à la prison de Conakry et les fait libérer. Le peuple proteste et les syndicats se lancent dans un mouvement de grève; interdit. Suit un mouvement de prierais dans les mosquées, et on demande le retour des deux comparses en prison. Refus du président. L`épreuve de force se durcit et l`armée tire sur la foule; 20 tues. La grève est générale parait il. des syndicats européens ont suivi la manif ; CGT France et syndicat belge.

Comme quoi le FSM ne sert pas uniquement à se « masturber » les synapses. De vrais mouvements de solidarité y naissent, annonciateurs de changements a venir.

demain ce sera le tour de la Palestine a 13h.

Vers 11h, nous nous retrouvons avec les sahraouis, les tunisiens et les marocains - une autre dynamique Droits de l’homme, pour discuter du FSMagh.

Au plan méthodologique il y a une nette amélioration, surtout en matière de construction d`actions communes. Cela commence demain et se poursuivra le 25.

Ce matin, je me suis retrouve avec Yasmina, chez Frantz Fanon, toujours aussi couru. Demain j`irai faire un tour du côté de la Marche Mondiale des femmes. Puis je retrouverai un ami du Mali que j`ai connu lors des fora du monde de Forcalquier. il est directeur de la radio Kayra qui a grandi depuis 1997. Elle a désormais 8 stations a travers le pays. Moyen privilégié d`expression du peuple malien et les gouvernants ne peuvent plus rien contre les journalistes, même si de temps a autre, certains d`entre eux, sont jetés en prison. C`est ce sur quoi il faudra que nous nous battions.

enfin, à chaque jour suffit sa peine...

Le quatrième

Aujourd`hui ; journée de construction et de constitution des réseaux; au nombre de 21.

Connu la fille de Frantz fanon qui a fait une intervention remarquée lors de la constitution du réseau portant le nom de son père. Une réunion très chahutée où d`indispensables mises au point ont du être faites; pour sortir des histoires de dynamiques et des faux problèmes.

Les militants de Malcom X ont rué dans les brancards et stigmatisé les ONG du « monde libre », usant d’une autre forme de colonialisme. Trop de choses à transmettre mais peu de temps pour le faire.

Allons à l`essentiel ; la réunion avec les maghrébins s`est résumée à un tête a tête algéro sahraoui. Les flics de sa majesté veillaient au grain, puisqu’ils étaient sur place. Les tunisiens absents. Les sahraouis ont désigné leurs quatre participants. Deux viendront à Alger le 29. Nous avons prévu une réunion de préparation avec eux le 30; puis ils se rendent en territoires occupés ; pour revenir le 5; nouvelle réunion de préparation le 6 février avec Mohamed Taibi et El Hadja.

Objet ; concertation sur l`ordre du jour et les points que nous retiendrons à y inscrire.

Le dernier

Aujourd`hui nous avons marché du bidonville de Kariobangui jusqu`à Uhuru Park où se déroule la cérémonie de clôture ; 18 km, bon pied bon œil sous un soleil de plomb. Nous avons traverse le bidonville; une horreur pour l`humanité.

200.000 kenyans entassés dans des baraques de bric et de broc; avec pour toits, des tôles de zinc; ne parlons pas de l`eau, ni d`hygiène, d`écologie, d`environnement, de salubrité, d`égouts. et ce n`est pas le seul bidonville. Le plus grand est celui de Kebela, plus de deux millions d`habitants. A regarder d`en haut, c`est une mer de tôles ondulées, collées les une aux autres; à se demander comment deux millions de personnes peuvent vivre dans un espace aussi réduit. D`après le Parlement du Peuple ce sont les gros propriétaires terriens qui accaparent 80 pour cent des terres.

il y a aussi Matere, avec plus de 1 million. C`est à en hurler d`indignation et de révolte. Et quand je pose la question : pourquoi les gens ne se révoltent- ils pas, on me dit qu`en temps normal ils sont contraints de demeurer sur place, surveillés par la police et les militaires. ils ne sortent pas pour aller troubler la quiétude des nantis. Invraisemblable mais vrai d`après les militants du Parlement du peuple;60 pour cent de la population, vivent avec moins de 1 dollar par jour ; soit sur les 33 millions de kenyans, 22 millions, au dessus du seuil de pauvreté.

A quoi cela sert il de militer pour le FSM et de claironner à tout bout de champ « another world is possible, another Kenya is possible » lorsque des humains survivent comme des sous hommes. L`israélien qui est avec nous dit : «  comme des rats ». « les rats, c`est vous, Bush et tous les capitalistes… c`est vous qui les avaient créé, lui ai je répondu ».

J`ai soudain la curieuse impression que nous sommes complices, et que le FSM doit provoquer une rupture quelque part, s`il veut demeurer crédible et bonifier ce qu`il y a de positif en son sein. Est ce que tout ce cirque n`est pas un alibi, une embrouille, un endormeur de consciences, pour faire croire que quelque chose est possible. Je sors de ce Forum avec la conviction qu`il va nous falloir nous interroger sérieusement sur la démarche et la nécessité d`agir pour sauver les êtres humains qui survivent. Les enfants que j`ai vus, ne mérite pas la vie qui leur est faite. C`est un crime! L`Unesco était sur place et ses employées distribuaient des documents a tout va; alors qu`il y a plus urgent a faire.

L`année 2008 ne verra pas de FSM ; on nous a annoncé la chose au détour d`un atelier sur les migrations; alors, si cette année doit servir a quelque chose, que tout soit mis en œuvre, pour créer autre chose qui soit plus efficace que ce « machin », humaniste certes, mais les ventres creux se moquent de l`humanisme qui ne les reconnait même pas en se battant pour leur humanité.

Comment continuer? en se posant toutes les questions essentielles...

REUNION EN TRANSIT

 

En transit au Caire nous avons procédé à l'évaluation à chaud de "notre" fsm.

 

Ce qui a frappé le plus :

  • le gigantisme de l'événement qui présentait plus de trois cents événements par jour, répartis sur 9 grand thèmes, à plus de quarante milles participants, selon les dernières stat.
  • le fait qu'il se soit tenu en Afrique et mis en lumière l'Afrique qui se bat au quotidien, comme les grévistes de Guinée ou les combattants sahraouis,
  • la relative maitrise de l'organisation par le Comité d'organisation
  • l'implication des jeunes kenyans au niveau des comités de volontaires très actifs lors des marches de la paix, le premier jour, du marathon des slams (bidonvilles) et de la marche des slams le dernier jour.
  • l'importance des activités autogérées centrées sur des luttes concrètes.
  • l'existence de 21 ateliers de construction d'alternatives et de modes d'organisation sous formes de réseaux intercontinentaux ou intra régionaux.
  • la place faite aux femmes et aux jeunes.
  • la place prise par la pensée de Frantz Fanon pour une lecture des relations dominants dominés, surtout en Afrique et en Amérique latine (témoin le discours d’investiture d’Evo Morales). Il nous faudra y travailler, non par effet de mode, mais par nécessité, pour une meilleure compréhension du monde et de ses enjeux.
  • la densité et la diversité des relations humaines, surtout lorsque nous avons des projets "à vendre" comme l'a dit un jeune syndicaliste mauricien, comparant le FSM à un vaste marché d'idées mais auquel manque la dimension "action"; fait relevé par presque tous les participants. Comme l'a remarqué à plusieurs reprises Bernard Cassen, les militants altermondialistes ont maintenant surtout envie de passer à l'action. Les réseaux qui viennent de se constituer en sont la preuve.
  • De ce point de vue, nous nous sommes inscrits au réseau Frantz Fanon ( je vous en ferez une communication spéciale, par la suite), au réseau Education, base toutes les stratégies, et au réseau jeunes en voie de constitution. Rafik a proposé le principe de l’organisation pour 2008 d’un camp de jeunes Afro méditerranéen. Le projet semble intéresser beaucoup de partenaires avec lesquels il a noué de fructueux et chaleureux contacts. Khadija a pris des contacts pour la constitution d’un réseau sur la problématique de la résolution des conflits par la non violence.

LES PROPOSITIONS

Il ne s’agit la que d’une évaluation à chand ; chacun d’entre nous fera son propre compte rendu pour alimenter la réflexion de tous.

Nous pensons utile de mieux communiquer au niveau FSA et de sortir de la clandestinité que nous sommes imposée jusque là ; dans cette perspective chacun d’entre nous, rendrait compte, à Constantine, Oran et Alger, pour le compte de son association (le fsa n’a ayant pas de porte parole attitré) de ce qu’il a vécu, au cours d’une conférence de presse à laquelle seraient conviés des membres d’associations et de syndicats.

Les jeunes doivent avancer dans la construction de leur défi et il est proposé que cela se fasse au cours d’un CNR4 qui se tiendrait les 14 et 15 février à Faidja, pour également aider les organisateurs du défi ecosoc et des défis à suivre. Nous en avons parlé au cours de nos contacts ; notamment Rafik pour ce qui est du camp de jeunes.

Les questions de finances et de logistique vont se poser en urgence avec notre participation à Nouakchott et l’organisation des quatre défis. Nous avons aussi abordé cette question sous deux angles : le politique (relations avec les bailleurs de fond) et le pratique (réalisation de notre programme d’action). Il serait utile de connaître ce que le CFL propose à ce sujet.

Voilà rapidement fait le Cr de notre réunion d’évaluation du Caire.

 



[1] Limites à la compétitivité – Pour un nouveau contrat mondial – Groupe de Lisbonne – La Découverte/Essais

[2] « Le colon fait l’histoire. Sa vie est une épopée, une odyssée. Il est le commencement absolu : « Cette terre c’est nous qui l’avons faite ». Il est la cause continuée :  « Si nous partons, tout est perdu, cette terre retournera au Moyen Age »…le colon fait l’histoire et sait qu’il la fait. Et parce qu’il se réfère constamment à l’histoire de sa métropole, il indique en clair qu’il est le prolongement de cette métropole. L’histoire qu’il écrit n’est pas l’histoire du pays qu’il dépouille mais l’histoire de sa nation en ce qu’elle écume, viole et affame. » Frantz Fanon-Les damnés de la terre, Edition ANEP - page 22.

[3] Avec moins de 1 dollar par jour et par personne, les pauvres peuvent tout juste survivre et sont dans l’incapacité de payer l’ eau leur assurant le premier droit de l’homme, le droit à la vie.

Date de dérnière mise à jour :2007-02-06
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